CHAPITRE QUATRIÈME
Les Œuvres d'assistance sociale.
Le Dopolavoro.
Un chapitre de la Charte du Travail est consacré à l’organisation de l’assistance sociale. D’après ce texte, l’Etat s'engage à développer les assurances ouvrières, notamment contre les accidents du travail, le chômage, la tuberculose. Il y est aussi promis que l’assurance-maternité serait améliorée et étendue.
Les syndicats des travailleurs sont chargés, d’après la Charte, de créer des caisses mutuelles maladie et, de pourvoir à la défense des droits de leurs membres dans les affaires relatives aux accidents du travail; il leur incombe aussi de s’occuper de l'éducation et de l'instruction professionnelles de toutes les personnes de leur classe, quelles soient ou non syndiquées. Ils devront enfin soutenir les œuvres du «loisir ouvrier ».
Nous ne pouvons donner ici qu’une rapide vue d'ensemble des institutions les plus importantes.
Les assurances sociales actuellement en vigueur
en Italie couvrent les risques d'invalidité, de vieillesse, de chômage, de tuberculose et de maternité. Bien entendu, le pays étant loin d’être riche, tous ces secours ne peuvent être assurés qu’en des proportions extrêmement parcimonieuses. Les assurances n’en sont pas moins obligatoires et leur charge incombe à la fois aux employeurs et aux salariés sauf pour l’assurance contre les accidents du travail qui est entièrement supportée par les patrons.
L'action du fascisme s’est surtout singularisée de la prévoyance pratiquée dans d’autres pays, par le développement de l’assurance pour la maternité et par la création de l’assurance spéciale contre la tuberculose. Ces deux institutions correspondent d’ailleurs à l'importance que le régime attache à l'augmentation des naissances et à la « vigueur de la race » (une des revues particulièrement orthodoxes s'intitule la Stirpe [la race] ).
C’est depuis juillet 1923 que l’assurance obligatoire pour la maternité a reçu force de loi. Les cotisations sont payées par les employeurs et les salariés à raison de 4 lires par an pour les premiers et de 3 lires pour les seconds. La Caisse nationale des Assurances sociales verse, en outre, des subsides pour les accouchements qui sont d’environ 150 lires pour chaque cas.
Nous donnons ci-dessous un tableau montrant le développement de l’assurance-maternité depuis l'avènement du fascisme jusqu’à l’an 1929.