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49 Mères ayant reçu le « prix pour soins
hygiéniques de l’enfant »....... Lo 12504200
L’œuvre a fondé des dispensaires d’obstétrique, des crèches, des réfectoires pour mères nourrissant leurs nouveaux-nés, des centres de distribution du lait.
En 1933, 1l y avait 7.321 institutions de ce genre ; en 1934 leur nombre s'était accru de 1.214 arrivant au total de 8.535.
Le nombre des cas d’assistance hygiénique, matérielle ou morale fut :
Ent Rrrrn 1.272.258 Hi 1050 PENMEPANS 1.871.835 ETATS RME CE 2.412.963
LE DoPporavoro.
L’œuvre nationale des « loisirs ouvriers » constitue une des réalisations la plus originale du régime corporatif.
Dans d’autres pays, des clubs ouvriers existaient déjà. En Amérique notamment, des magnats de l’industrie ont donné des sommes considérables pour créer des lieux de réunion et d'agrément au profit de leurs ouvriers. En Angleterre, M. Baldwin a fait voter des crédits de plusieurs millions de livres sterling dans le but d'aménager des terrains de sport pour les ouvriers et en particulier pour les chômeurs. Mais l’originalité du « Dopolavoro » fasciste (| «après travail » ou «les loisirs du tra-
vailleur ») vient de ce qu’il implique un plan de
tutelle morale et d'éducation civique du prolétariat.
« Nous ne préterdons pas avoir inventé les clubs ouvriers » disait un commissaire du Dopolavoro à M. Lachin (1) « mais nous les façonnons dans le style fasciste ».
En régime démocratique, la classe dirigeante se désintéresse de l’existence que mène l’ouvrier en dehors de son travail. Et cependant, que d’heures pourraient être utilement remplies (sous une bonne direction) tandis qu’à présent elles sont gâchées parce que les gens ne savent ni où ni comment les employer d’une manière profitable.
Les clubs ouvriers fascistes attirent les masses en leur offrant, en plus des divertissements usuels (théâtre, cinéma, lecture des journaux, jeux) des ressources plus utiles, l’occasion de s’entraîner systématiquement à peu près à tous les sports (éducation physique) ; une assistance sanitaire gratuite et à très bon marché (éducation hygiénique) et des cours populaires sur des questions générales ou d’intérêt professionnel (éducation intellectuelle, technique et politique). À ce point de vue ils s’apparentent assez aux clubs ouvriers de PU. R. S.S$. Comme ces derniers d’ailleurs, ils sont utilisés pour surveiller et « encadrer » la masse ouvrière.
Créées par le décret-loi du 29 mai 1925, les institutions du « Dopolavoro » se sont rapidement déve-
loppées ; elles groupaient 280.000 adhérents dès la
(4) Lachin, La IV® Italia, p. 70.
fin de la première année ; en 1930, le nombre des membres réguliers atteignait 1.600.000 pour passer à 1.927.577 en 1933 et à 2.108.227 en 1934.
Vingt mille instituteurs sont attachés d’oflice à ces clubs. Mais les sections vraiment florissantes sont celles qui pratiquent les sports.
Il va de soi que le degré de développement et de succès de ces entreprises varie beaucoup d’une ville à l’autre et aussi d’une profession à l’autre, en fonction des moyens matériels et du niveau de culture dans chaque groupe. De sorte qu’il ne faut guère s’étonner de trouver à côté de descriptions enthousiastes faites par des témoins dignes de foi, certaines critiques acerbes comme celles que répétait naguère dans la revue Critica fascita M. L. Bartolini. Ce fasciste d'humeur frondeuse reprochait aux clubs provinciaux du « Dopolavoro » de s’en tenir à une « existence de façade » sans faire le moindre effort pour créer une ambiance un peu plus vivante (plus conforme à la tendance révolutionnaire du fascisme) que celle des « patronages » dont se contentait la philanthropie étriquée et cauteleuse de l «ancien régime ».
La Corporation de l'Agriculture a institué des cours d'économie rurale, de viticulture, d’horticulture, d'élevage, etc., pour les paysans.
Pendant l’hiver de 1933-1934, 3.501 de ces cours ont été fréquentés par 144.000 paysans dont 122.500 subirent un examen et obtinrent un diplôme.