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Le Régime de la presse pendant la Révolution française

En publiant la seconde partie du travail sûr le Régime de la presse pendant la Révolution française, dont la première partie a parue comme thèse de doctorat en mars içoo, je veux indiquer brièvement sur quelles recherches se base mon exposition des faits dans le présent volume, qui contient le livre III et traite de la presse sous la réaction thermidorienne et le Directoire.

Dans l' Avant-propos de la première partie, j'ai indiqué que mon histoire du régime de la presse était le premier travail à peu près complet qui eût encore paru sur cette question, et que par suite il n'existait pas de travail de seconde main sur lequel je pusse m' appuyer dans la rédaction du mien. Cependant pour cette partie les travaux existants sur la presse périodique, et en particulier l'Histoire de la presse de Tjatin me donnaient une certaine orientation et une foule de renseignements et d'éclaircissements isolés, dont je pus tirer parti. Pour la présente partie, je ne disposais pas même de pareils guides. La situation de la presse sous la réaction thermidorienne n'a jamais été traitée jusqu'ici, les historiens l'ont passée sous silence ou expédiée en quelques lignes. C'est aussi le cas, ou à peu près, pour la période qui suit le iS fructidor; on a cru jusqu'ici qu'il suffisait, pour caractériser le régime inauguré par cette journée, de citer quelques arrêtés relatifs à la presse

sans même les faire suivre de quelques commentaires V- Le régime de la presse pendant l'an IV et l'an V est mieux connu; mais j'espère cependant, en citant un grand nombre de faits nouveaux, avoir enrichi dans une certaine mesure la connaissance de cette période elle-même.

Le tome II de mon travail est basé en grande partie sur des matériaux jusqu'ici inédits, trouvés principalement dans les cartons 3448 — 34^2 de la série F? aux Archives nationales. Pour le reste, j'ai eu à peu près les mêmes sources que dans la première partie : les lois citées ont été tirées de la collection de 'î)uvergier, pour les détibérations de la Convention je me suis servi de la Réimpression de l'ancien jYÎoniteur, pour celles des deux Conseils (la Réimpression pour cette période étant par trop abrégée) du jYîonifeur universel, complété ça et là par les tirages à part de certains discours trouvés à la Bibliothèque et aux Archives nationales, pour les discussions du club des Jacobins, de la publication de M. yiulard. J'ai consulté avec soin la grande publication du même auteur: paris pendant la î^éadion thermidorienne et sous le ])iredoire, I—V, Paris, i8ç8—içoi, elle m'a Journi une foule de renseignements précieux. Eu outre, j'ai trouvé à la Bibliothèque nationale un grand nombre de pamphlets et de brochures qui m'ont été très-utiles. Les indications bibliographiques générales concernant la presse de Paris sont, comme dans la première partie, tirées de la Bibliographie de M. Courneux; pour la presse de province j'ai eu recours à la Bibliographie de Jjatin, la seule existante sur ce domaine; malheureusement elle est assez incomplète sur ce chapitre.

A tous ceux qui seront amenés à prendre connaissance de mon livre, je demande l'indulgence pour les défauts qui ne manqueront pas de s'v trouver et pour les lacunes qu'il.

^) Dans lin travail nouvellefnent paru: Xe poittevin : La liber ié de la presse, Paris, Arthur Rousseau, içoi, et dont je n'ai eu connaissance qu'au moment ou je mettais la dernière main a mon travail, eette période est exposce un peu plus longuement ; mais le tr'avail est en tout cas loin d'être complet.

m'a été impossible de combler. Je prie aussi qu'on excuse les erreurs de copie qui peuvent se trouver dans les manuscrits publiés ; j'ose espérer pourtant que s'il s'en rencontre^ elles ne seront pas de nature à troubler l'intelligence du contexte.

Je remplis un devoir qui mr tient à cœur en adressant ici mes plus sincères remerciements à Mie Professeur jÇulard, à la fois pour l'appui qu'il m'a prêté dans mes recherches. pour les conseils et les éclaircissements, qu'il a toujours été disposé à me donner, et pour l'intérêt et la bienveillance qu'il m'a montrés au cours de mon travail.

Helsingfors, décembre içoi.

Jîlma Soderhjelm.

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