CRÉDITS ACCORDÉS
Crédit POURCENTAGE moyen par des crédits entreprise. accordés par
INDUSTRIES NOMBRE CRÉDITS rapport à ceux d'entreprises. demandés. Total. demandés, Forte creer re 8 2.100 1.310 164 65 AIMENT ENEPEAE TS 8 1.560 780 98 49 Imprimerie et com-
NES do sops 20e 9 1.520 1.100 122 73 Produits chimiques... 10 1.450 530 53 38 Métallurgie......... 6 1.040 510 60 50 Mextiles ip 8 770 480 60 60 Machines agricoles... 4 410 190 48 47 MINS rene rGe 3 320 260 87 88 Awriculture, ...:.... 8 66 60 8 86 Divers rene ue 7 480 270 38 54
Ils vendirent tous leurs stocks (2) pour se procurer les fonds de roulement indispensables au fonctionnement de leurs entreprises.
Sous prétexte de calcul commercial, on réalisa des réserves considérables de matériaux et de produits à des cniffres si bas que « ni l’industrie d'État fabriquant ces marchandises, ni le
commerce d'État ne pouvaient en soutenir la concurrence »…
(4) L'organisation de l’industrie dans la Russie des Soviets, p. 67. Le cours officiel du rouble-or était fixé en décembre 1921 à 80.000 roubles, au 4% novembre 1922 par le Gouvernement lui-même à 200.000 roubles (sur le marché libre à 13.000.000 de roubles soviétiques).
(2) E. J., 13 juillet 1922.
« Étouffant par cruel manque d'argent les trusts étaient obligés de se faire une concurrence effrénée et de chercher à s'emparer du monopole du marché en appauvrissant l'adversaire » (1).
Se rendant rapidement comple des inconvénients de cette chasse passionnée à l'acheteur qui, loin de permettre l’équilibre de leur budget, les forçait seulement à vendre leurs produits à vil prix, les Unions industrielles cherchèrent leur salut dans la concentration verticale et horizontale par la création de syndicats de trusts,
« Après être passées au régime commercial, écrivait en février 1922 le Æ. J., la plupart des trusts textiles ont ainsi été obligées de rechercher par toutes les voies possibles des fonds de roulement, des approvisionnements pour maintenir et développer la production des entreprises.
» Ne possédant pas de renseignements assez complets sur la situation du marché, gênés par les conditions générales, les divers groupements étaient quelquefois forcés de conclure des transactions manifestement désavantageuses tout au moins pour l'État. Il en résultait une situation qui devait infailliblement amener l’effrondement de certains groupements et une ruine persistante de l’industrie nationalisée » (2).
Malgré son désir de les interdire, le Conseil supérieur de
l'Économie nationale reconnut, le 8 mai 1922, la légalité de
(1) E. J., 13 juin 9 août 1922.
(2) E. J., 8 février 1922. Lettre circulaire aux industries textiles en faveur d’une réunion d'un congrès pour la constitution d’un syndicat.
ces groupements bénévoles et leur accorda la liberté de fixer
eux- mêmes leur organisation intérieure.
Industries groupées par le syndicat textile (1).
14 trusts des industries du coton;
7 trusts des industries de la laine ; 6 trusts des industries du lin;
2 trusis des industries du chanvre;
4 trust de l’industrie textile de l'Ukraine.
Ces syndicats différaient seulement des anciennes Glavkis par l'importance de l’ingérence du Gouvernement dans leur administration et par le caractère obligatoire de leur affilation.
Ne trouvant pas encore cette concentration suffisante pour leur permettre de se procurer les fonds de roulement qui leur faisaient défaut pour traverser la crise de mévente industrielle qui s'annonçait par suite de la famine, les directeurs des trusts décidèrent, le 30 juin suivant, la constitution du Conseil panrusse des syndicats pour obtenir une meilleure utilisation des marchandises dans les usines de transformation et plus d'entente dans la réorganisation du marché.
Ce Conseil comprenait «les syndicats du sel, de la couture, des tissus, des cuirs, des allumettes, des distilleries et du beurre. » Le Conseil supérieur de l'Économie nationale était
ainsi de plus en plus écarté de toute participation à l’œuvre
(1) E. J., 31 mai 1922.
pratique et quotidienne de l’organisation de l'industrie (1). Il se trouvait dans la situation d'une pondeuse cherchant à rattraper par le croupion ses poussins-trusis qui s’envolaient de tous côtés (2),
L'industrie, ravitaillée par l'Etat, était dans une situation encore plus pénible. « Étant donné les conditions générales du budget, il élait, en effet, impossible de lui accorder les fonds nécessaires à la réalisation de son programme de production, Elle se trouvait ainsi obligée d’y renoncer ou de trouver en ellemême les ressources nécessaires pour combler le déficit » (3) L'Union iadustrielle du Gomza (métallurgie), ea particulier, reçut seulement dans le dernier trimestre de 1921 un milliard et demi de roubles, au lieu des 21 milliards nécessaires pour payer simplement les salaires. En général 10 0/0 seulement des besoins étaient satisfaits.
« Le ravitaillement par l'État n'existe pas, déclarait M. Tarattouta le 6 déc. 1921. Lorsque le budget mensuel d’un trust est de 300 milliards, et que le Gouvernement accorde seulement un crédit de 10 milliards de roubles soviétiques, il ne peut être question de responsabilité pour les membres du Conseil d'administration ».
Le décret du 6 février 1922 (4) réduisit, dans ces conditions, le nombre des entreprises ravitaillées par l’État :
1° Seules doivent être ravitaillées totalement ou partielle-
(1) £.J., 7 juillet 1922.
(2) E. J., 12 juillet 1922.
(3) Noroji Pout, 13 janvier 1922.
(4) Décret du C. S. E. N. du 6 février 1922.
ment par l'État les entreprises dont les produits ne peuvent être vendus sur le marché (produits pour l'armée) et celles fournissant au Gouvernement la majeure partie de leur production (mines, métallurgie...) (art. 1°);
2° La désignation de ces entreprises est effectuée par :
a) le présidium du Conseil suprême de l'Économie nationale, pour les trusts centraux et régionaux de la région centrale industrielle ;
b) le présidium du Bureau exécutif, sous réserve de l’approbation du Bureau du Conseil suprême de l'Economie nationale, pour les autres trusts centraux et régionaux ;
c) par le Conseil départemental de l'Économie nationale, sous réserve de l'approbation ultérieure de la Conférence départe-
mentale de l'Économie nationale, pour les autres trusts (art. 5).
Contingent de marchandises à fournir au Gouvernement par les entreprises ravitaillées par l’État (1).
INDUSTRIES POURCENTAGE INDUSTRIES POURCENTAGE de la production. de :a production.
Bo ERP up 100 Métallurgie ......... 90 Charbon” ste 100 Textiles Recent 80 Pétrole 22e 100 Travail prod. minér... 80 Mines métalliques... 100 Travail prod. animaux. 80 Électrotechnie.. .... 100 TOBrhe FRERES 75 Papier re 100 Produits chimiques... 70 Sucre ..…. Re 100 Aliments (sans farine). 60
« La cause principale de la faiblesse de l’industrie était ainsi
l'absence de capitaux de roulement. Si l'État avait donné à ses
(1) E. J., 2 février 1922.
Unions industrielles des capitaux assez importants au moment de leur fondation, il leur en accorda trop peu pour le travail courant et perçul presque toute leur production au titre de compensation pour le ravitaillement ».
D’après le rapport de M. Weinstein au Conseil supérieur, les besoins de l’industrie nationalisée exigeaient 371 millions de roubles-or comme fonds de roulement pour les quatre premiers mois de 1922. Comme l’État n’en peut fournir que 179 millions, l’arrêt des entreprises les plus faibles et les
plus pauvres fut fatal (1).
Balance générale de l’industrie ravitaillée par l’État (2) (du 1° janvier au 1° octobre 1922, en millions de roubles).