‹ Le régime de la production en Russie des Soviets 1917 à 1925 ses résultats, ses conséquencesChapitre 67 sur 70 · AS · texte numérisé non relu

AS

ments des tarifs de transport, malgré l'interdiction presque absolue d'importation du charbon anglais, ainsi que la substitution de la houille au bois de chauffage et au naphte employés jusqu'alors sur certains chemins de fer, il fut nécessaire à la fin de l’année dernière de réduire la production du bassin. La Société « P.-T. Ougol » (1) fut liquidée, et ses puits remis au Syndicat « Donougol » qui en ferma 70 sur 130 (2).

Pour atténuer cette crise de surproduction, le Gouvernement essaya, également, d'exporter .une partie de son anthracite, notamment en Italie. À court d'argent pour remettre en activité les lavoirs nécessaires à l'amélioration de la qualité du combustible, il ne put lutter contre la concurrence étrangère, car le prix de revient du poud de son charbon était supérieur au prix courant mondial.

Le Syndicat Donougol a donc été lui-même obligé de prendre des mesures pour diminuer son extraction de 25 0/0 environ. Cette réduction de sa production s'étant révélée insuffisante, il proposa, dès le mois de décembre 1924, la fermeture de 40 puits (3) pour n'en conserver en exploitation que 91 (£. J., n° 361 du 16 déc. 1924).

(4) P.-T. Ougol, Société gouvernementale créée pour la vente du charbon

des mines affermées. RE

(2) E. J., 113-136, 172-242 de 1924. |

(3) Le Donougol propose la fermeture de 31 puits importants et de 9 petits, pour n’en laisser en activité que 85 grands et 6 petits.

Production du charbon et de l’anthracite au bassin.

(en millions de pouds).

MAT ODA EM TA ns eee ur 58,3 au total.

JUIR ee socle CS OR PURE re 56,5 — SRE Re Ne Sn 0 DOUDOU UT 66,4 — ALGER Fe Tee PR AR ER RER EE 62,7 — NOPLEMPTO Ne terre Sono atroce 68,9 . — (OCIODIOR PE PREEEE er D Re TO 68,7 — Novembre. 22 he he Mt Rte 65,5 — Décembre. et RP An 66,6 —

Cette diminution de l’activité économique du pays s’accentuera dans le courant de l’année 1925. La Russie traverse, en effet, une nouvelle crise agricole. Ne recevant pas d'engrais, à peine labourée par des procédés et outils primitifs, la terre ne peut donner des récoltes suffisantes, Elle se transforme en désert infertile à la première apparition de conditions atmosphériques défavorables. La sécheresse a détruit la récolte de l’année dernière. Le prix des céréales augmenta rapidement depuis juillet 1924 (1). Celui du bétail baisse au contraire. Les marchés locaux sont saturés d'animaux impossibles à nourrir. Les vaches sont ainsi payées 15 à 20 roubles et même au-dessous, les bons chevaux 3 tchervonetz (30 roubles). « Moins

que jamais, le paysan ne peut acheter des produits manufacturés » (2). |

(1) Au Congrès du Comité central du parti communiste, M. Moletoff a déclaré : « Les derniers événements reflètent un aiguisement acerbe de la disposition d'esprit des villages. Les faits les plus saillants de cet état d'esprit sont les événements survenus cet été en Géorgie » (Les Isvestia, 2 nov. 1924).

(2) Pravda, 31 octobre 1924.

Réduction du nombre de bétail 1917-1925.

(en milliers de têtes).

Page 1