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pables d’avoir déterminé chez l'enfant des troubles pathologiques, telles que gémellité, métrorragies, rupture prématurée des membranes et endométrites.
À ces causes s'ajoute souvent, à moins qu'elle n'existe seule, une cause de prématuration fréquente dans la clientèle hospitalière : le surmenage de la mère pendant la gestation.
Dans sa thèse, Mme Le Goff dit que ces enfants représentent 31,7 % des débiles. Ceux qui sont de petit poids (inférieur à 2.500 et surtout 2.000 grammes) ont souvent une mort précoce, dans les dix premiers jours de la vie.
Les prématurés simples qui dépassent ce terme et qui nous sont envoyés des maternités, sont faciles
à élever. On peut établir des règles diététiques ap- Seablée à tous.
On se heurte au contraire souvent à des défauts d'assimilation, des intolérances digestives inattendues dans la deuxième catégorie d'enfants débiles, les débiles vrais, nés de parents malades. Üne affection chronique, syphilis le plus’ souvent, tuberculose, cardiopathie, affections rénale ou nerveuse, un état gravidique pathologique (albuminurie, hypertension, éclampsie), une infection aigue peuvent, d’une part, troubler le développement du fœtus qui
naît débile au terme normal de la grossesse et, d’au-
tre part, provoquer l'accouchement prématuré. La grande prématuration jointe au développement patholcgique du fœtus est d'un mauvais pronostic vital. Les jumeaux peuvent être des débiles vrais. La gestation gémellaire univitelline est d’ailleurs une cause de débilité,.
Les débiles vrais meurent de mort précoce, dans les maternités, dans là même proportion que les prématurés simples.
Fun
La mort des nouyeaux-nés dans les dix premiers jours, récemment étudiée au congrès internatiaonal de pédiâtrie de la Haye (3), enlève à notre étude diététique une notable série d'enfants prématurés ou débiles. Nous ne pouvons par conséquent donner que les résultats de recherches faites sur les enfants nés viables.
Nous devons remarquer, d'autre part, qu’une bonne diététique ne suffit pas à assurer la vitalité et la croissance de ces enfants. Les conditions ambiantes ont pour l'enfant débile autant d'importance Tout nourrisson a un appareil régulateur thermique imparfaitement développé ; le nourrisson débile ou prématuré a un système nerveux encore plus inachevé et il a tendance à mettre sa température en équilibre avce celle du milieu extérieur. — D'autre part, sa déperdition calorique est augmentée : un pannieule adipeux insuffisant le préserve mal du rayonnement calorique qui est par unité de poids d'autant plus élevé que le poids de l'enfant est plus
petit (4).
Un équilibre re stable ne pourra être réalisé que grâce au réchauffement de l'air ambiant. Enfin, le nourrisson débile résiste très mal aux aceidents météorologiques, surtout aux variations thermiques et hygrométriques.
C’est ainsi que les enfants prématurés ou débi- les, à leur arrivée dans le service infantile de la Salpétrière, sont souvent hypothermiques, leur tempé-
(3) L'Association internationale de pédiatrie préventive s'est réunie à la Haye les % et 8 septembre 1937. 4
(4) Vamior et Laviazre. Etude du rayonnement calorique chez le nourrisson. Soc. Méd. Hôp., mars 1912.