IV. LE RÉGIME DES PRÉMATURÉS ET DÉBILES INFECTES
Les infections fréquentes et de virulence accrue
sont à craindre dans tout groupement d'enfants. Là est l'inconvénient de l'élevage à l'hôpital d'un débile ou d’un prématuré.
Avec l’étranglement herniaire, l'infection aiguë (rhino-pharyngite, otite ou infection pulmonaire) est presque toujours la cause de mort des prématurés de petit poids. La mort est fatale par athrepsie aiqœuë. Il ne peut être question ici de se préoccuper d’un régime, les vomissements incoenrcibles et la diarrhée cholériforme rendant impossible toute alimentation. L'alimentation par voie parentérale est rendue inutile par le défaut de résorption des sérums injectés.
Par contre, chez lés prém maturés dont le poids atteint ou dépasse 2000 grammes, on peut observer des infections passagères, bénignes, où les troubles digestifs secondaires sont insionifiants. Ces enfants continueront à recevoir le régime habituel, babeurre et lait de femme. On se contentera d'y ajouter un
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supplément de vitamine À dont le rôle anti infectieux paraît certain. Quand les troubles digestifs sont plus accentués, on est obligé de donner une ration hypocalorique de lait de femme et eau de riz ou d’eau de riz larosan. Mais, dans ces infections légères, les troubles digestifs régressent vite ; on pourra reprendre le régime antérieur ; souvent même, on devra, pendant une courte période, en augmenter la valeur calorique, les besoins de l'enfant paraissant plus grands en raison de la croissance accélérée de réparation.
Mais, parfois chez certains prématurés et presque toujours chez Îles débiles vrais et les enfants atteints de troubles digestifs, l'infection a une marche différente. Elle est suivie de périodes de restauration, puis d’aggravation, soit qu'il s'agisse de la reviviscence du premier foyer d'infection, soit que le nourrisson, sensibilisé, présente des infections successives. L
Chaque infection peut marquer un arrêt de croissance ou une chute de poids en raison des troubles digestifs secondaires. — La nutrition finit par
être profondément troublée, tendant à l’athrepsie,
et une nouvelle poussée d'infection entraîne souvent
la mort de l'enfant.
Dans ces athrepsies post-infectieuses, le régime qui paraît le moins néfaste est le même que celui des enfants débiles. — L'intolérance envers les farines et les graisses est à peu près constante. Les régimes qui aident le mieux à la restauration sont faits de lait de femme (souvent écrémé), de babeurre et de lait sec. Pendant l'infection, l’eau de riz mélangée au larosan est supérieure à tout autre régime.
Au cours de l'infection diphtérique, les injec-
Me
tions de sérum anti-diphtériqüé ont un effet, non seulement änti-infectieux, tnais aussi nutritif, car ils apportent diréctément aux tissus leurs protéines et leurs sels. Dans les atlirefsies post-infectieuses, lé sérum animal potrra être injecté dans lé riême but. Contré la déshydratation enfin, on lutterä, soit par dés injections massives de sérum dé Ringer soit, si l'enfant vomit Beatücoüp ét deviétit hypérchloréimiqué, par le séruii glucosé associé âu sérum bicarbonaté. Malheüreusement, il n'éxisté aucun test clinique qui permette de déceler l'Hypérclilorémié, ét il âtrive que l'administration intémpestive de séfüni de Rinéer, au lieü d'amefier unie amélioration, accentue les vürnissements ét, par Süité la déshydratatiofi. À