‹ Le Régime Doumanier et le Commerce Extérieur de l'AlgérieChapitre 17 sur 67 · ABLE · texte numérisé non relu

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chie administrative, la cupidité et le fanatisme des populations n'étaient pas faits pour stimuler les échanges. D'ailleurs les immenses ressources d’un sol fécond étaient inexploitées, car les essais de colonisation des Tures, qui ne formèrent jamais en Algérie qu’un état major peu nombreux, furent timides.

Au début du XIX°® siècle, dans l’ancien Grenier de Rome, d’immenses étendues de terre sont en friche. Les vastes bassins qui distribuaient aux jardins, l’eau bienfaisante et féconde,se sont effacés du sol. Les forêts qui attirent et retiennent l’eau du ciel, se sont consumées au souffle des invasions. Les grandes routes qu'avait tracées l’Empire Romain au travers des Mauritanies ne montrent plus leur visage de pierre enseveli sous la poussière de longs siècles de négligence et d’incurie.

Lorsqu'’en 1830 les soldats français posent lepied sur le sol algérien, la prospérité de l’Afrique, qui avait fait l’admiration des premiers conquérants arabes, n’est plus qu’un souvenir.

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