‹ Le Régime Doumanier et le Commerce Extérieur de l'AlgérieChapitre 3 sur 67 · FRS DH · texte numérisé non relu

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Mais l’équipement de nos ressources lointaines ne va pas sans un amènagement judicieux du régime douanier, intimement lié au progrès commercial et auquel un bon pays colonisateur comme la France, ne saurait donner trop de soins. Dans ce domaine, comme toutes les parties du vaste champ de l’économie politique, les doctrines s’affrontent, des solutions opposées sont proposées aux mêmes problèmes.

Plus que partout ailleurs cependant, l’empirisme ici domine l’ordre des recherches et l’expérimentation est décisive. Les faits d'observation, coordonnés par la statistique, les aspirations ou les réactions des intérêts locaux si diversement appréciables, déjouent souvent les prévisions théoriques, mettent en déroute des conceptions déductives qui avaient résisté au feu de l’examen critique, dictent à la nation souveraine des solutions inéluctables.

C’est ainsi que l'orientation douanière de l’Algérie fut essentiellement commandée par les suggestions de l’expérience, par les lumières de la raison pratique, par la voix pressante de l’opinion publique algérienne.

Ce n’est pas à dire que d’autres facteurs n’aient influé, quoiqu’à un moindre degré, sur l’évolution de la charte douanière de notre grande colonie méditerranéenne. Il est certain que la politique commerciale de l’Algérie, aux diverses périodes de son histoire, a été inspirée, en partie, par les idées et les doctrines qui se partageaient en France la faveur des économistes et des gouvernements. Notamment, la trace de l’influence libre-échangiste est manifeste dans la loi très libérale du 17 juillet 1867, tandis qu’au contraire les lois du 29 décembre 1884 (art. 10) et du 11 janvier 1892 furent l’aboutissement du puissant mouvement protectionniste déclanché par l’échéance des traités de com-

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