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Il résulte de ces chiffres que le développement des : exportations est constant de 1901 à 1904, résultat de la mise en valeur progressive d’un pays encore neuf. Le léger fléchissement enregistré en 1905 tient en partie à une chute des exportations des céréales et de bétail, mais elle procède surtout d’une baisse du prix des vins, à la diminution de la valeur desquels ne correspond nullement une diminution aussi sensible des quantités.
L'Algérie est naturellement tributaire de l’extérieur pour tous les produits industriels et beaucoup de denrées de consommation.
L'industrie ne fait que de lents progrès, les capitaux s’adressent plus volontiers aux exploitations agricoles qu'aux entreprises industrielles. Seules prospèrent les manufactures de tabacs et les industries complémentaires de l’agriculture : tannerie et minoterie.
A. — Importations. — Le mouvement ascensionnel des importations est régulier de 1901 à 1905 et la colonie devient, pour les exportations métropolitaines un marché de plus en plus important.
En 1900, l’Algérie se place au sixième rang des clients de la France. Elle suit des pays comme l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis et la Suisse, dont les relations avec la France s’appuient sur une tradition commerciale plusieurs fois séculaire, ou sont facilitées par l'existence d’une frontière commune. En 1905, elle passe au cinquième rang, sur le plan général des échanges, et occupe le premier parmi les colonies et pays de protectorat.
Une grande étape, on le voit, a été parcourue au bénéfice du commerce métropolitain.
Les principales marchandises que l’Algérie demande à la mère-patrie sont, par ordre d'importance :les tissus de coton, les peaux et pelleteries ouvrées; les meubles et ouvrages en bois, les vêtements et lingerie, les machi-
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nes et mécaniques, tous articles én progression constante de 1900 à 1905. :
Il faut ajouter à l’énumération ci-dessus les colis postaux. Le commerce algérien ne cessera d’ailleurs de marquer une prédilection chaque année plus accentuée pour ce mode d’expédition. On trouvera, page 108, le tableau des principales marchandises importées de 1901 à 1913 inclus (1).
B. — Exportations. — Le commerce d’exportation après une chute importante en 1900, s’est relevé en 1901 et 1902 de plus de 75 millions pour fléchir à nouveau en 1903, 1904 et surtout en 1905.
Ces fluctuations que l’on rencontre assez souvent dans l’histoire commerciale de l’Algérie s’expliquent par la nature des exportations qui portent presque exclusivement sur les produits de l’agriculture, dont la prospérité est étroitement liée aux circonstances climatériques. Les variations notées proviennent principalement des différences accusées par les chapitres des bestiaux, des céréales et du vin.
Pour les bêtes de race ovine, lAlgérie a conquis, de 1900 à 1905, le monopole de fait du marché métropolitain, lequel, en 1904, sur une importation
(1) Pour simplifier notre exposé et faciliter les recherches, nous avons groupé tous les principaux articles importés dans deux tableaux, embrassant les périodes de 1901 à 1918 d’une part et 1914 à 1925 d’autre part. D'ailleurs, l’étude fractionnée et diversifiée du mouvement commercial à l’importation ne s’impose pas, ici, avec la même rigueur qu’à l’exportation : le développement de chacun des éléments de prospérité de la Colonie, considéré solidement, s’y reflète avec moins de netteté.
C’est pour cette raison aussi que nous ne faisons état à l’importation que de la valeur des grandes catégories de marchandises tandis que nous examinons, séparément, à l’exportation, le tonnage et la valeur des principaux produits algériens,
De
globale de 1.158.238 têtes en a reçu 1.091.605 de l’Algérie. Quant au nombre total des ovins exportés de
comme suit :
ROUE eee ner et 1.179.536 têtes
ROUES haete PR SR 1.349.069 — HODD A dt h lee ire sie 1.436.593 — OO es aies ee ee 1.091.496 — 2905 2550 RG ETC USE 949.007 —
L’exportation des bovins (18.358 têtes en
la colonie pour toutes destinations, il se décompose
1905) et
celle des peaux (16.158 en 1905) prennent un développement considérable. Les laines en masse passent de 75.695 quintaux en 1903 à 97.607 quintaux en 1904
et 101.709 quintaux en 1905.
Les céréales, le crin végétal et l’alfa, donnent lieu à un mouvement de plus en plus important Les chif-
fres d’exportation sont les suivants :
Années Blé Orge Avoine 1901.....11.542.088 qx|1.774.990 qx| 934.608 qx 1902.....11.421.482 —|1.610.328 —| 858.675 — 1908... ... re —| 582.045 —| 560.791 — 1904.....| 922.792 —| 399.364 —| 426.577 — 1905.....] 555.079 —| 165.603 —| 397.619 —
Alfa