Arrêté du gouverneur, 16 octobre
être définies : il fut divisé en trois sections dont une pour les finances. Déjà, sous son influence, une certaine démarcation s’était établie entre les dépenses civiles et les dépenses militaires, lorsque, en 1831, ce comité cessa de fonctionner.
Une ordonnance royale’ venait d’instituer, en effet, une intendance civile, séparée du commandant militaire, placée sous les ordres immédiats du ministre de la querre, subordonnée également aux autres ministres, et comprenant, au nombre de ses attributions, la direction et la surveillance de tous les services financiers tant en deniers qu'en matières. C'était affirmation, en Algérie, de la prépondérance financière du ministre de la guerre, et nous verrons cette prépondérance subsister jusqu’en 1871.
Le résultat de ces modifications successives, de ces tâtonnements, fut que la plus grande confusion ne cessa de régner dans l'assiette des impôts dont les tarifs et modes de perception variaient d’une localité à l’autre, les mêmes anomalies se retrouvant du reste dans l'affectation des revenus, l’imputation des dépenses et la comptabilité publique tout entière.
Avec 1834, un peu plus de régularité s’établit : une ordonnance royale institue en juillet un gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique et conserve l’intendant civil en lui enlevant toutefois la direction des finances, mais sans bien spécifier les attributions de ces hauts fonctionnaires. Un arrêté ministériel du 1* septembre 1834 vient suppléer à cet oubli, il est bientôt modifié et complété lui-même par un second arrêté ministériel du 2 août 1836, qui institue cette fois un