CHAPITRE I
Compte d'exploitation
D'après le tableau ci-joint (1), on constate, tout d’abord, que la balance entre les recettes et les dépenses d'exploitation proprement dites fait ressortir, en 1926, un produit net très supé.
rieur à celui de l’année précédente. Le coefficient d’exploitation passe de 97,75 % à 87,04 %, soit une amélioration de 10,71 %. Ces résultats sont dus, d’une part aux diverses majorations de tarifs mises respectivement en vigueur les premier Janvier, premier mai et 16 août 1926, d’autre part au développement du trafic et à une compression sévère des dépenses d’exploitation.
Par contre la situation de 1927 apparaît sous un jour moins favorable que celle de 1926. Le produit net s’est abaissé 4e plus de moitié, entraînant un relèvement du coefficient d’exploitation de près de sept points, exactement de 6,86 %. Cela tient au ralentissement de l’activité commerciale et industrielle, qui s’est fait sentir sur tous Îles grands réseaux au cours de l’année 1927, et surtout à l’augmentation progressive des dépenses d’exploitation proprement dites. Cette augmentation résulte, en premier lieu, des obligations imposées au réseau de l'Etat, comme aux autres grands réseaux, relativement aux allocations de cherté de vie à verser à leur personnel, à partir des 1° mai et 16 août 1926. Elle est due d’autre part, à la hausse générale, qui a frappé le prix de la main-d'œuvre auxiliaire et le cours de toutes les matières de consommation. Toutefois, il convient de faire remarquer que Îles insuffisances de 1926 et 1927, se montant respectivement, abstraction afite des opérations d’ordre à 74.903.234,42 et à 271 (millions) 161.698,84, auraient été remplacées par un excédent de 63 millions en 1926 et un chiffre inférieur de moitié en 1927, si les résultats de l’exploitation des lignes de la banlieue de Paris ne s'étaient pas traduits par des déficits respectifs de 138 et 158 millions. La cause en est principalement dans la multiplicité, sur ces lignes, d'abonnements à prix réduit. Sans doute, comme les autres transports de voyageurs, ils ont été frappés des relèvements de tarifs, de façon à atteindre le taux uniforme de 240 %, mais cette majoration s’appliquait à des tarifs. de base beaucoup trop faibles.
(1) Annexe I.
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