‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 102 sur 579 · NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS

S'il veille ainsi à réprimer et à prévenir les insurrections, Bcrthier n'en poursuit pas moins sa marche foudroyante sur Rome. Le 5, on Ta vu, il est à Foligno ; le 6, il arrive à Spolète, oii Gervoni l'a précédé la veille avec Valette et Dallemagne' ; il y établit do nouvelles autorités provisoires, — que surveille le commandant de la place, capitaine Haguenal, — et il repart le lendemain, pour aller coucher à Narni (7 février).

Avant d'arriver dans cette ville, il rencontre le prince de Belmonte, ambassadeur de Naples auprès du Saint-Siège, qui lui annonce la venue d'une ambassade pontificale, composée du cardinal délia Somaglia, du prince Giustiniani et de M''^'' Arrigoni^; elle a quitté Rome la veille, quelques heures après lui ; elle prie Je général français de suspendre un moment sa marche. Berthier ne se montre pas étonné : ce n'est pas la première tentative du gouvernement do Pie VI ; le 3 février déjà, le cardinal Doria s'est adressé à lui en toute confiance, au nom du Pape et on son nom : « Depuis le « traité de Tolentino, le Pape a-t-il cherché autre chose « qu'à vivre en bon accord avec la République française? « Massimo est chargé d'exprimer à Paris les sincères (( regrets de sa cour; une puissance amie va interposer (( sa médiation; on lui demande de s'arrêter en route ■^.)) Berthier a continué sa marche, sans même répondre, bien que la dépêche de Son Eminence fût accompagnée d'une lettre de Pignatelli '* ; bien plus, afin de donner plus de signification au silence qu'il garde vis-à-vis de Doria, il écrit à Gallo et à Belmonte que la France

l'arrivée des grains, provisions et autres oljjets destinés à rapprovisionnenient de la ville, et qui viennent soit des ports, soit de l'intérieur de l'état ecclésiastique ; les personnes qui montreront du zèle dans cette affaire recevront des récompenses et même des gratifications ; ces dispositions sont applicables spécialement aux commerçants de Cività-Vecchia, des autres ports de l'état romain, des provinces de Sabine et d'Ombrie, qui regorgent de grains ; comme par le passé, Pérouse doit envoyer à Rome tou^ les bœufs qui lui sont nécessaires ; Terni et Narni, toute l'hiiile dont elle a besoin.

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