‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 105 sur 579 · LA CAPITULATION DE ROME · texte numérisé non relu

LA CAPITULATION DE ROME

signent, le lendemain 10 février, à la villa Mellini, où il vient de transporter son quartier générais la capitulation qu'il impose ^.

Reddition du château Saint-Ange; remise de huit otages^; renouvellement de la Congrégation d'Etat; délivrance des détenus politiques; arrestation de dix ennemis des Français ; contribution de 6 millions de piastres et de 3.000 chevaux ; approvisionnement de l'armée; désarmement des troupes de ligne et dissolution du régiment des Rossi^; érection d'un monument à Rasseville et d'un autre àDuphot; envoi d'une ambassade à Paris afin d'exprimer au Directoire les regrets et les excuses du Saint-Siège, telles en sont les principales clauses. Le jour même, vers cinq heures, un trompette et quatre dragons se présentent à la porte Degli Â7igeli, et un détachement occupe le château, qu'évacue le colonel Bervick, tandis qu'une proclamation assure le peuple que le culte èera religieusement respecté, et les ministres étrangers qu'on leur témoignera tous les égards auxquels ils ont droit ^. Dans la nuit du 10 au 11, les patrouilles françaises circulent dans la ville, et le lendemain matin, — c'est un dimanche, — l'avant-garde, commandée par Gervoni, fait son entrée sur la place Saint-Pierre f', occupe Monte-Cavallo, la Trinité-des-Monts, le Capitole et l'Ara-Cœli.

Pendant ce temps, Berthier reste toujours au Monte- Mario, ôLi il accepte un cadeau de quarante bouteilles de vin que Pie VI lui envoie et accueille correctement le duc Braschi''^, qui proteste auprès de lui contre la confiscation de ses domaines de Césène. Bien plus,

i. Chez Alessandro Falconieri (Sala, 1,12).

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