‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 112 sur 579 · BERTHIER AU CAPITOLE · texte numérisé non relu

BERTHIER AU CAPITOLE

« nablement à son entretien et à la garde de sa personne « au moyen d'une garde nationale. »

Cet acte rédigé sous les yeux de Gervoni, qui assiste à la fête, les assistants courent y apposer leurs signatures ; puis ils élisent un gouvernement provisoire de I sept consuls et envoient huit députés annoncer au gêné- \ rai français la décision du peuple : le toscan Giannelli descend à leur tète les degrés du Gapitole, agitant un drapeau tricolore. Ils arrivent auprès de Berthier, qui écoute leur requête et défère à leur prière : à la tète de son état-major, d'un bataillon de grenadiers et de 300 chevaux, il fait alors, — pour la première fois, — son entrée dans Rome, « a(in de donner la liberté au peuple \ « romain 1 ». Une seconde députation l'accueille à la Porte du Peuple et lui présente une couronne d'olivier : « G'est aux victoires du général Bonaparte, répondit- (( il, c'est à ses citoyens que Home doit la liberté qu'elle « vient d'acquérir; j'accepte pour lui cette couronne et « je la lui enverrai en votre nom. » Et il poursuit sa marche, traversant dans toute sa longueur le Corso lugubre : à ses yeux, « Rome oft're le spectacle impo- « sant et majestueux d'un peuple sage qui reprend sa « dignité et ne conserve que le froid mépris pour ses « oppresseurs 2 ». Arrivé au Gapitole, il invoque les ombres de Pompée, de Gaton, de Brutus, de Gicéron et d'Hortensius... « Ici, au milieu du Gapitole, dont vous (( avez fait la gloire, dit-il. où tant de fois vous avez « défendu les droits du peuple, recevez l'hommage de (( libres guerriers français !

« Ils viennent, ces fils des Gaulois, avec l'olivier « paciiique, relever les autels de la liberté au lieu même « 011 les a dressés le premier des Brutus !

« Et toi, peuple romain, tu t'es enfin senti secoué « par le sang qui court dans tes veines ; tu as fixé tes « regards sur les souvenirs de gloire qui t'environnent;

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