‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 115 sur 579 · Gros Bois, 1798, B. 8 et · texte numérisé non relu

Gros Bois, 1798, B. 8 et

FÉVRIER un 109

Pendant que se disperse la haute administration de l'Eglise catholique 1, les autorités nouvelles se constituent rapidement. Le lendemain de la révolution, vendredi 16 février, le général Cervoni se rend au palais de Monte-Citorio, et là, du haut de la loggia-, il annonce aux citoyens romains^ les changements qu'ils viennent d'accomplir et la protection qu'ils trouveront auprès de Tarmée française; enfin il leur annonce la composition du gouvernement nouveau. Sept Consuls jwovisoires ont été élus la veille^, Francesco Riganti, Pio Bonelli, Carlo Luigi Gostantini, Antonio Bassi, Gioacchino Pessuti, Angelo Stampa et Domenico Maggi; au refus de ces deux derniers^, on nomme Angelucci et un jacobin de ses amis. Ces sept consuls sont assistés de deux ministres, Camillo Corona, ministre des Affaires extérieures, et flnnio Quirino Visconti, ministre des Affaires intérieures, et de huit coinmissions préfectorales (dipartementi de Prefetti) pour la police, la justice, la milice, les finances, l'annone, la marine (agriculture et commerce), les affaires édilitaires et les aftaires ecclésiastiques. Ces commissions sont composées chacune de trois membres et d'un secrétaire, excepté la commission de justice (civile et criminelle qui en compte cinq.

En môme temps qu'on organise à Rome le pouvoir central, on songe à le faire respecter dans les provinces. Celles-ci sont remplacées, jusqu'à l'organisation définitive par sept teri'itoires ayant pour chefs-lieux respectifs : Ancône, Fermo, Pérouse, Foligno, Viterbe, Velletri et

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