Collezione, I, 12-13. Sala
5' Sala, I, 49. Stampa dit à Bonelli : Cittadinot il voitro fiatopuzeai
dIO LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE
Rome. Les municipalités de ces chefs-lieux seront élues au suffrage universel, à raison d'un député par 1 .500 habitants; celles des paroisses ordinaires par les dix plus anciens chefs de famille ; toutes doivent assumer l'administration du pays et correspondre avec les Consuls. Enfin, à Rome comme dans les provinces, la garde civique est maintenue sous le nom de garde nationale : le citoyen Spada remplace, à sa tète, le prince Abondio Rezzonico, et le général Cervoni, descendant de la loggia de Monte Citorio, la passe en revue sur la place Golonna^
La plupart des jacobins en vue tiouvaient, dans les différents postes du nouveau gouvernement, des places honorifiques et lucratives. Quelques-uns, cependant, se voyaient frustrés dans leurs espérances : Piranesi voulait se faire nommer ministre à Milan, Pierelli à Gènes, Carradoro à Rerne-; les commissaires français, au grand profit de la République et au grand déplaisir de ces messieurs, les contraignirent d'y renoncer. Mais ils ne purent empêcher Lampredi, sur qui de vilains bruits couraient depuis son exil de Sienne, d'ouvrir le club des Vétérans dans les salons de la duchesse Lante-^; dans la nuit du 18 au 19, on donna un grand bal au théâtre Aliberti, dont beaucoup de bonnes âmes eurent la bonté de se plaindre''; les cérémonies que l'on célébrait à chaque érection d'un arbre de la liberté donnaient lieu à de fâcheux désordres ^ Ce n'est pas tout ; les patriotes vainqueurs s'occupaient encore de donner une garde d'honneur aux consuls, — ainsi que Rerthier le leur avait promis, — et de fixer les détails de leur uniforme : par-dessus leur habit de cérémonie, ils devaient porter une écharpe, avec un panache au