LES JÉSUITES RÉFUGIÉS
Riéti 1 ; Giannini donnait ses Memorie istoriche di Pergola; Liicidi ; les Me^norie deW Antichissimo miinicipio ora terra deÏÏ Ariccia (Rome, 1796, in-4'') ; de Magistris, son Istoria d'Agnani (Roma, 1749, in-4°). Les divers ouvrages consacrés aux monnaies, tels que ceux de Rineldo Reposati -, de Vermiglioli^, de Menozzi^ de Compagnoni 5, éclairaient d'une vive lumière l'histoire locale des Etats romains, et l'étude d'Acami sur V Origine et Antichità délia Zecca pontificia^ parue à Rome en 1752 (in-4''), démontrait que le pape était vraiment et entièrement souverain dans son Etat et que l'effigie de l'Empereur, gravée sur ses monnaies, n'était qu'un hommage honorifique rendu à l'avocat du Saint-Siège ^\ Les circonstances politiques avaient accru encore ce peuple de savants qui travaillaient en silence : une importante colonie de jésuites espagnols s'était réfugiée chez le pape, les PP. Clavigeri (1731- 1788), Lampullas (1731-1800), Eximeno (1732-1798), Hervas (1735-1809), Andres (1740-1817), Requeno (1743-1811), Arteaga (1747-1799); quelques jésuites Dalmates y avaient couru aussi, tels le P. Stay (1714- 1801) et le fameux Boscovitch (1711-1787); tous ces savants avaient renforcé l'entourage du Maître de la science ecclésiastique, S. E. le cardinal Gerdil (1718- 1802), dont l'érudition consciencieuse, connue partout, sauf à Rome peut-être, est trop ouhliée aujourd'hui.
Le règne do Pie VI, on le voit, ne manquait point d'éclat; la vie scientifique, littéraire et artistique y était très active, et les réformes économiques dont il avait pris rinitiative promettaient d'y ranimer l'agriculture et l'industrie. Peut-être eut-il le tort de trop entre-
1. Lettera sopra alcuni vescovi di YitP.rbo. Memorie di Ire cliiese di liieli (Roma, '.765, in-8»).
2. Délia Zecca di Giibhioe délie Geste de conti e duché di urbino (Bologna, Lelio ilelle Volpe, 1772, in-4°).
3. D'jlla Zecca e délie Alonete Periujine. Memorie e documenti inediti (Pcrouse, Baduel, 1796).