ventôse. Dépôt, 25 février
ne pourra récuser : ils émanent des Commissaires civils. Le 27 février, Daunou, Florent et Monge écrivent au Directoire : « Nous avons entendu dire d'un côté « que l'armée ne voulait pas du général Masséna, d'un « autre que Naples intriguait ; mais nous ne voyons <( aucun fondement à cette nouvelle assertion ^ » Le même jour, ils écrivent à Berthicr- : « Nous gémis- « sons comme vous des procédés illégaux qui ont « déterminé la démission du général Masséna; mais, i( puisque cette démission a été donnée et que, par sa <( nature, comme jmr les circonstances^ elle est iri'évo- <( cable... » Enfin voici Masséna lui-même qui atteste la haine dont il est l'objet, puisqu'il prend soin de l'expliquer. Il écrit le l'""mars à Bonaparte : « La vraie « cause de l'insurrection est la haine de la division Ber- « nadotte pour ma division"^ » ; c'est ce qu'il disait déjà à la lin de la lettre qu'il adressait le 26 février^ ; c'est ce qu'expliquent les « observations conOdentielles » envoyées au Directoire par l'adjudant général Rivaud^ : les 30°, 61" et 88" demi-brigades, écrit-il, qui font partie de l'armée de Rome, composaient autrefois la division Bernadotte : elles estimaient ce dernier et l'aimaient pour sa valeur et sa moralité ; elles avaient eu, à Gorizia, une querelle sanglante avec la division de Masséna, à propos des appellations de Monsieur et de Citoyen^\
Ainsi trois demi-brigades redoutaient la vengeance de Masséna; une autre lui reprochait l'atfront qu'elle en avait reçu; toutes se souvenaient des rapines de Padoue et le traitaient facilement de voleur^. Le hasard voulut que son arrivée concordât avec le pillage qui