février. Aff. étrang. Cor7\, Rome
<( sage et la plus digne d'éloges^ ». Berthier ne se contentait pas de ces satisfecit : il demandait une enquête : à la fin de sa lettre aux Directeurs, en date de Radicofani, 10 ventôse-, on lit ces mots : « Je désire « que ma conduite, extrêmement délicate dans toutes « ces circonstances, soit scrupuleusement examinée. »
Les circonstances devaient bientôt le justifier des accusations que Masséna insinuait et que Thiébault devait plus tard explicitement formuler contre lui : et cette justification devait être plus probante que les lettres des Commissaires et les enquêtes ministéWelles. La seconde révolte de Farmée de Rome, qui dura tout le mois de mars, qui redoubla au retour de Masséna, qui ne s'apaisa qu'à son départ, démontre de façon décisive que son attitude, les 24 et 25 février, ne lui a point été dictée par un général jaloux et qu'il n'y faut voir qu'une manifestation d'antipathie et de colère contre le soldat de Rivoli.
La nouvelle que Masséna gardait le commandement arriva à Rome le 26 février (lundi, 8 ventôse), vers onze heures du matin, à la lin de la revue. L'ordre n'y fut pas troublé, parce que Masséna ne précisait pas la date de son retour et parce que c'était à Dallemagne qu'il déléguait ses pouvoirs, Dallemagne qu'avait désigné Berthier, Dallemagne en qui les officiers avaient pleine confiance. Cependant, dans une lettre de ce jour, les Commissaires annoncent à Berthier que l'agitation reparaît^ et recourent à lui afin qu'il l'apaise. Le len-
1. Cf. Lettre de» Commissaires à Berthier (Dépôt, 1" mars): « Nous avons l'crit par diverses voies au Directoire exécutif, et il nous a été impossible de lui laisser ignorer tout ce que, dans ces circonstances difficiles, vous avez montré de délicatesse, de patriotisme et de courage. »
2. Dépôt, 28 février. Il conseillait au Directoire de remplacer à la fois Masséna et lui-même : « Ma santé Texige, disait-il, indépendamment des circons-