‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 159 sur 579 · LA CURÉE · texte numérisé non relu

LA CURÉE

voyaient à la sûreté de la République et à la glorification de leurs personnes : comme les « rioni » venaient d'être remplacés par douze « sections i » qui, chacune, armaient un bataillon de 1.000 gardes nationaux-, ils se faisaient nommer majors, comme Cesarini, Lasegna, Galassi, Lante, Negroni, Vespignani, Bouchard, Gardinali, Decupis, Albertazzi, Polverosi et de Andréis ; — ou adjudants généraux, comme Giannelli, Piranesi, Marescotti, Santa Croce (Francesco),Francesco Borghese et Bernini'^ Autour d'eux, s'installant dans les clubs, ou se faisant déléguer en qualité de commissaires départementaux, ou pénétrant dans les bureaux, les préfectures, les ministères, s'agitaient plus de sept cents patriotes, qui, tous, avaient lutté comme ils avaient, tous, souffert pour la bonne cause, sous l'odieuse tyrannie papale*. Cervoni faisait nommer à la présidence du Gesù l'abbé Gabrielli, son oncle ^ et recommandait impérieusement aux consuls d'employer l'architecte Bongigli^; Laura B... F..., qui avait eu des bontés pour Dallemagne, lui demandait d'employer son mari et de faire rendre gorge à Casellini, qui l'avait persécutée jadis"; on recourait aussi à Berthier, qui, quoique absent de Rome, y était très puissant toujours. Delacroix, par exemple, lui recommandait les citoyens Gérard, Grœn et fils, d'Amsterdam, qui avaient un procès dans l'état romain^, et Brémond, le ministre des relations extérieures de la jeune République, lui demandait la main de sa nièce^.

La masse des patriotes entendait partager les ivresses de la victoire ; elle manifestait son orgueil et sa joie dans

1. Capitole, Janicule, Vatican, Pompée, Panthéon, Brutus, Flaminius, Mars, Quirinal, Pincio, Ttiermes, Suburre (EstratLo de' registri, 16 ventôse, G mars. Dallemagne aux Consuls, 13 ventôse. Archivio, 39).

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