‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 185 sur 579 · LA SITUATION VRAIE DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

LA SITUATION VRAIE DE LA RÉPUBLIQUE

des choses, qu'annoncer celle qui va éclater en France à la crise du 18 brumaire, celle qui couve depuis que le péril de la patrie a grandi le rôle des années, celle qui est entrée dans une phase décisive le jour où se rencontrent le Directoire et Bonaparte, celui-là déshonorant le régime civil, celui-ci exaltant le parti militaire. La supériorité du régime militaire, plus expéditif dans la vie de chaque jour, et qui sait, lors d'une crise extérieure, se suffire à lui-môme, sur l'administration civile paperassière, formaliste et impuissante à la fois au milieu d'une guerre, a beaucoup de chance de séduire un pays où, — ceci soit dit pour la France, — chacun attend du gouvernement des conditions tranquilles de travail et de vie, où, — ceci soit dit pour Rome, — une crise extérieure reste toujours le plus habituel danger ; — où enfin, — ceci soit dit pour la France comme pour Rome, à l'époque des hontes directoriales, — l'administration civile exagère ses vices au-delà de ce qui est permis. Le long duel de Gouvion Saint-Gyr et des commissaires, comme, plus tard, celui de Garnier et de Bertolio, est tout à fait de même nature, sinon de môme portée, que le duel de Bonaparte avec le Directoire, puis avec Siéyès.

Page 1