Les Commissaires à Buffalini, 27 fiorile {Archivio
l'entretien de l'armée 199
« piiyons la proposition du citoyen Arraanni que rela- « tivement aux tombeaux qui peuvent se trouver dans « les églises des couvents supprimés. »
On pense bien que, si les Commissions en venaient à accueillir de pareils expédients, c'était en désespoir de ressources ; ils ne voyaient pas que les impôts ordinaires et extraordinaires fussent suffisants pour payer la contribution de guerre, ni les dépenses de Tétat ni l'entretien de l'armée : les trois grandes administrations que, depuis le départ de Haller ^ surveillaient Terziani, Gastelli et Périvier criaient leur impuissance: il fallait bien les secourir.
Guglielmo Terziani- dirigeait une compagnie chargée d'assurer les subsistances de l'armée de Rome et du convoi de Civita-Vecchia'' : et sa tâche était d'autant plus lourde que la famine était à peu près générale, les coffres vides, le crédit nul. Il se tirait d'affaire en empruntant... sans jamais rembourser, et en réquisitionnant les denrées dont il avait besoin. C'est ainsi que, le 9 avril, ayant à fournir sous huit jours à l'armée française 10.000 paires de souliers et 10.000 chemises, il réquisitionnait les étoffes et les pièces de toile qu'il découvrait au Ghetto ^ et requérait d'autorité le travail de tous les cordonniers et de toutes les religieuses; au prix de cette collaboration inattendue, les troupes étaient enfin chaussées et quelque peu vêtues. On conçoit que les habitants n'aient pas approuvé toujours des procédés de ce genre : il ne paraît pas, du reste, que les soldats s'en soient mal trouvés, si l'on en juge du moins par l'envie qu'ils excitaient «J.
Nicolas Gastelli, ancien caissier de l'Anglais Jenkins^',