‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 209 sur 579 · On prétendait qu'il avait volé son maître · texte numérisé non relu

On prétendait qu'il avait volé son maître

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était deVéHil administrateur des bieftS hatioMii^, dans les trois jours qui avaient suivi la loi du 25 mars^, ainsi que cette loi l'avait promis depuis lors; il poursuivait parallèlement, pour ne point perdre de temps, et la vente de certains domaines et l'organisation de ses bureaux. C'est ainsi que, le 30 mars, étaient vendus les biens du Saint Office-, ceux des collèges anglais, écossais et irlandais-^; le 18 avril'*, la vigne de Macao et les jardins et la maison contiguë à Santa Andréa del Monte Gavallo, propriété des missions; quelques jours après, le 30 avril, c'était le mobilier de l'Académie ecclésiastique-^ et les biens du collège hongrois"^ : ceux-ci étaient achetés par un marchand de Ferrare au prix de 260.000 écus en lettres de change qui perdaient 40 0/0 de leur valeur, et ils valaient près de 640,000 écus^. L'administrateur des biens nationaux songeait en même temps à acquérir, — sans bourse délier, — de nouveaux biens au domaine : le 10 mai, une loi supprimait les vœux religieux et, en conséquence, confisquait plus de deux cents couvents 8, dont trentequatre à Rome. En même temps, dès le 14 avril, elle s'occupait^de dresser l'inventaire exact du domaine public, invitant tous ceux qui en étaient locataires, ou fermiers, ou emphytéotes, à faire aussitôt leurs déclarations^^; à Rome, il instituait douze notaires pour les recevoir^i. Le 13 mai, ses bureaux étaient complètement organisés et, le 20 de ce mois, une loi réglait d'une façon générale le mode d'administration et les conditions de vente

i. Collezione, I, 245.

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