‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 211 sur 579 · Collezione, I, 287. Sala, I · texte numérisé non relu

Collezione, I, 287. Sala, I

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da domaine I Castelli était chargé d'en di'ôSSef au plus tôt le tableau complet, comprenant avec les propriétés de l'état au temps des Papes les biens acquis par les confiscations récentes; il avait sous ses ordres, pour l'aider dans son travail, les administrations départementales et municipales; il gardait la gestion directe des terres qui formaient l'hypothèque spéciale des cédules du Mont-de-Piété et de la Banque : quant aux autres, il devait les affermer aux enchères, dans la ville oîi se trouvait le tribunal de censure : les contrats étaient passés pour trois ans, mais étaient résiliables en cas de vente. C'était, à vrai dire, une promesse pour l'avenir plutôt qu'une richesse dans le présent : l'exploitation de ce domaine public n'était pas encore commencée, et les ventes s'annonçaient mal : les recettes provenant des biens nationaux étaient jusqu'à présent quasi nulles.

Il n'en était point de même de celles qu'assurait le pillage systématique inauguré par Haller et continué par Périllier, l'administrateur général des finances. Le 31 mars, c'était le mobilier du cardinal Braschi qui était vendu aux enchères, en même temps que les immenses troupeaux de son frère, le duc^ ; le surlendemain, c'était son compagnon de haine et d'infortune, le cardinal Albani, qui était exécuté à son tour : déjà, le 27 mars, on avait fait une fructueuse descente dans cette villa délicieuse et superbe qui dresse ses portiques et étale ses parterres au pied des monts Albains - ; le 2 avril, le secrétaire de la famille était arrêté et sommé de dire où étaient déposés les argenteries et les joyaux : il indiquait la cachette, et le butin allait s'enfouir dans les caisses de l'administrateur. Le 21 du môme mois, tous les reliquaires de la même famille étaient également vendus-^. Les Braschi et les Albani n'absorbaient

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