‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 212 sur 579 · Sala, I · texte numérisé non relu

Sala, I

point, on peut le croire, l'activité des agents de Périllier : le 20 avril, il faisait vendre les presses, les matrices, les caractères orientaux conservés à la Propagande', — tous ceux, du moins, et toutes celles que n'emportait pas avec elle la division Desaix^ ; le l""" mai, c'était la sacristie de Jules 11'^; le 13, c'était une partie du mobilier du château Saint-Ange qu'on adjugeait pour 3 millions'* ; c'était les plombs de la Consulta, les cuivres des cuisines des « lieux pies » ; puis, au moment de la suppression des couvents, c'était la superbe collection des camées du monastère de la Trinité-des-Monts et l'ostensoir de Sainte-Agnès-^; le 30, c'était l'argenterie de San-Carlo à Catinari qui était non pas emportée, cette fois, mais vainement recherchée. Tous les produits du pillage étaient vendus par six commissaires, parmi lesquels le fameux juif de Ferrare, Coen ; peut-être étaient-ils d'accord'' avec une manière de société formée par les commissaires et quatre généraux : créanciers de la République à des titres divers, pour une somme de 200.000 écus, ils se seraient fait payer leurs dûs en elTets de pillage, préalablement estimés à une faible valeur. Ce qui est sûr, c'est que, malgré l'effronterie de ses opérations, Périllier n'était pas en bonne posture. « Cet infâme brigand « de Haller était aussi inique qu'il en avait l'air; mais (( il faut dire qu'il avait un grand talent, qu'il donnait « des lumières et qu'il trouvait des moyens pour faci- « liter les contributions. Douvrier et Périllier, qui lui « ont succédé... ne pensent à autre chose qu'à deman- « der et exiger, et les consuls, qui ne valent pas un « zéro, au moins quant aux économies, sont contraints « par la nécessité à recourir aux résolutions les plus

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