‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 213 sur 579 · fem. Stor., 2G9. Sala, I, 155, 21 avril · texte numérisé non relu

fem. Stor., 2G9. Sala, I, 155, 21 avril

l'intérieur du pays 203

<( ruinouses. » Et il semble bien que les efforts de Périllier n'aient pas été aussi heureux que ceux de Hallcr; il semble que le pillage ait été moins fructueux et les caisses moins pleines : le 13 avril, Périllier demande qu'on lui verse immédiatement 180.000 écus ^ ; et le 15 un arrêté des consuls déclare que les lettres de change de l'administrateur général des Finances de l'armée française seront reçues comme comptant dans les caisses publiques-.

Durant ces mêmes mois d'avril et de mai, la Campagne, la Montagne et les Marches sont aussi minutieusement explorées que Rome elle-même par les agents fiscaux de la République vassale et de l'armée conquérante; mais elles ne voient pas, comme celles-ci, se dérouler les pompes démocratiques des patriotes vainqueurs ; cette double physionomie que présente Rome, capitale jacobine et ville conquise, ne se retrouve pas dans les départements qui l'entourent : non que des clubs ne s'y fondent aussi et qu'on n'y élève parfois, au milieu de fêtes étranges, des arbres coiffés du bonnet phrygien; mais ces solennités sont trop rares, les Jacobins trop dispersés, la vie politique officielle trop intermittente et les agents français trop cyniquement dominateurs pour que le double aspect de la vie romaine réapparaisse dans les départements. Ici manque la façade officielle, qui marque, aux yeux qui ne veulent pas voir, les opérations ingénieuses ou brutales deTerziani ou de Périllier : dans toute sa crudité franche, c'est ici la lutte désespérée d'un pays souvent très

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