‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 216 sur 579 · Collezione, I, 4U4. Sala, I · texte numérisé non relu

Collezione, I, 4U4. Sala, I

Les exigences des troupes françaises contribuaient encore davantage à indisposer l'habitant: le mécontentement fut tel que le ministre de la Guerre, soucieux d'y mettre un terme, adressa une lettre très précise, le d9 avril, à la Centrale du Tibre : les communes, disait-il, ne sont pas tenues de subvenir àTentretien des troupes, — ce qui est l'office de la compagnie Terziani, — mais seulement de pourvoir aux subsistances des hôpitaux i; quant au logement, l'habitant en aura encore la charge comme par le passé; « mais les militaires de passage auront (( seulement droit d'exiger le feu et la lumière auprès de « leurs hôtes- ». Le ministre romain peut, dans une certaine mesure, réfréner les exigences des soldats; mais il est sans autorité sur les officiers français : ceux-ci ont coutume de se faire payer, à titre de frais de table, des indemnités copieuses-^ : le 2 mai, le chef de brigade Girardon écrit de Velletri au général Dufresse que les habitants de Segni se plaignent vivement de certains officiers ; « le capitaine Fermont, de la 11" bataille, se fait « servir pour vingt, quoiqu'il n'ait que quatre officiers « avec lui » ; il a fait cesser cet abus, mais ses collègues montrent-ils la môme fermeté que lui^* ?

Ailleurs ce sont d'autres plaintes: mais ce sont toujours des plaintes qui s'élèvent. Paliano est presque saccagée, au début d'avril, par la colonne qui vient lui enlever ses canons''. Subiaco,où Paolo Corona demande

1. Voici uçe lettre de Villemanzy à Aubernon (Dépôt, 24 avril). Les approvisionnenieiïts ordinaires et les approvisionnements de position doivent être assurés par la République romaine : il importe que ceux-ci soient répartis de la manière suivante: Rome, 12.000 hommes, 2.000 chevaux, Foligno, 3.000 hommes et 1.200chevaux ; Ancùne, 6.000 hommesetSOO chevaux ; Cività Vecchia, 3.000 hommes et 500 chevaux. Les approvisionnements de sièi/e, à la charge de l'armée fi'ançaise, se formeront au château Saint-Ange, à Cività-Castellana, à Pérouse, à Fermo, à Ancône. Les grands hôpitaux doivent contenir 800 lits à Rome, 400 à Spolète, 400 à Ancône, 400 à Cività-Vecchia, (WO à Viterbe ; les petits hôpitaux, 100 à Cività-Castellana, 100 à Terni, 50 à Rieti, 200 à Foligno, 100 à P('rouse, 150 à Tolentino, 150 à Macerata, 300 à Senegallia, 50 Jesi; de par la convention du 1«'- floréal, la République romaine est chargée du traitement de tous les malades: la France n'a à payer que la solde des troupes, celle des officiers de santé, celle des employés (cette lettre porte qu'il y a alors 700 malades aux hôpitaux, celle du 29 avril donne le chiffre de 1974).

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