‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 219 sur 579 · L OMBRIE · texte numérisé non relu

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la dominent sont en proie à la révolte. Le Glitunno, presque tout en plaine, obéit docilement aux autorités proclamées le 12 avril ^ ; mais le Trasimène, âpre et sauvage, se lève à plusieurs reprises contre la Centrale installée le 14 de ce mois-. Vittore Gigli, préfet consulaire à Spolète, établit au palais Mortorelli les administrateurs départementaux Antonio Cimarelli, Gianfrancesco Rami et Domenico Bianchi^; trois jours après, le 9 mars, ce sont les édiles du canton urbain qu'il présente à la population, tandis que, le 11, arrive le tour des édiles du canton rural. L'organisation de la garde nationale, l'introduction du nouveau calendrier s'accomplissent sans incidents : malgré les pilleries des soldats qui passent et que la misère contraint au vol, malgré les réquisitions qu'ordonne le directeur de l'hôpital établi au couvent de San-Matteo. sous la direction de Vanison, la tranquillité publique n'est pas troublée. 11 faut dire qu'on n'applique pas avec rigueur les ordres venus de Rome : si l'on supprime le couvent de San Felice de Giano et si l'on y installe solennellement, sous la présidence de Valerio Zacchi Travaglini, une université de Spolète où sont enseignées les lettres, la philosophie, les mathématiques, la théologie, la médecine et le droit ^, on conserve, malgré la loi, les deux couvents de Saint-Simon et du Crucifix, occupés par les frères mendiants qui ont pieusement recueilli les prêtres français exilés. 11 faut dire aussi que le pays est riche et la misère moindre ici qu'ailleurs; il faut ajouter qu'il est sur la route de l'Adriatique à la Tyrrliénienne, que le va-et-vient des troupes est ininterrompu sur cette ligne de communications et que l'on songe d'autant moins à une révolte qu'elle apparaît comme plus difficile. C'est la môme raison qui maintient

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