Sala, I, 161-1C
« pontins existant dans cette marine, écrit le 28 mars * « la municipalité de Terracine au ministre Bufalini, « nous ont présenté un mémoire sur leur déplorable « situation : ils sont empêchés de récolter et de vendre « à la République romaine à cause des bas prix qu'elle « offre ; ils nous ont fait observer que le grain va c( bientôt pâtir à cause de la chaleur qui vient et que, « la vente leur étant déjà interdite, les propriétaires « ne peuvent cultiver les semences en grains déjà « faites et qu'ils sont absolument hors d'état de faire (( les semences »; et elle demande au ministre d'aviser par des mesures plus efficaces que ses vagues proclamations : telle celle du 16 germile - invitant les propriétaires qui souffrent de l'absence de bras à exposer leurs besoins à Luigi Doria. La mévente des mais grève le présent; le peu de soin que l'on apporte à curer les canaux compromet l'avenir. G. Astolfi, qui a succédé à Rappini en qualité de directeur du service des eaux 3, s'est rendu à Rome lors de l'installation du gouvernement provisoire : il a obtenu de Maffei, la promesse verbale qu'on poursuivra les travaux entrepris sous le précédent gouvernement ; bien plus, il a obtenu une lettre de Bufalini en date du 22 germile, lui confirmant cette promesse. En conséquence, il a consciencieusement visité toutes les parties des grands marais : il a dressé la liste des payements à effectuer et des travaux à continuer; il est revenu à Rome pour les faire approuver du ministre; mais il n'a pas môme obtenu audience, et voici trois mois que ses ouvriers n'ont été payés ''.
La situation n'est pas plus brillante dans la Montagne. Si la vallée de l'Ombrie, qui la sillonne depuis Orte jusqu'à Pérouse, reste paisible, les hauts pays qui