‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 221 sur 579 · Sala, I, 229, 25 mai · texte numérisé non relu

Sala, I, 229, 25 mai

LA RÉVOLTE d'oRVIÉTO 211

la liberté se relève ^ Mais les autorités jacobines n'ont pas juré comme il a juré : c'est sous ce prétexte, sans doute, qu'elles multiplient les arrestations; les habitants compromis s'enfuient : en quelques jours, on compte plus de deux cents départs. L'avocat Célestin, préteur urbain, se rend bravement à Rome protester auprès du général en chef contre ce manquement à la parole donnée. Il y arrive le 5 mai, après avoir passé par Viterbe, d'où relève Orviéto, et où il n'a pu obtenir justice; la vivacité de ses réclamations le fait jeter au château Saint-Ange-; mais il ne se décourage pas, quoiqu'il risque sa tête, quoique le général prétende qu'il importe défaire un exemple; finalement, il obtient gain de cause et fait délivrer dix -neuf de ses concitoyens arrêtés avant lui. Pascucci et Mazzocchi, seuls, sont condamnés à mort : qu'importe, ils sont en fuite •^. Et il maintient dès lors la tranquillité dans la ville, malgré les réclamations que provoque la contribution foncière ^, malgré les efforts qu'il tente pour faire acquitter l'emprunt forcé; malgré la misère profonde du pays attestée, — le témoignage a du poids, — par le préfet consulaire lui-même ■'.

Beaucoup plus grave que la révolte d'Orviéto, assez analogue en somme au tumulte de Ferentino, devait être la révolte du Trasimène. La composition des autorités, les réquisitions et les excès des troupes françaises avaient surexcité les farouches populations montagnardes. Le 22 avril, Castel Rigone se soulevaif^ à la nouvelle qu'on voulait lui imposer une fête civique; Città di Gastello se révoltait le 25^, mécontente de sa municipalité jacobine et assiégeait sa petite garnison.

1. Saint-Gyr, I,75sq. Galimberti, 13, 17 avril. Sala, I, '1G3, 188, 202, 213, 229.

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