‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 222 sur 579 · Sala, I · texte numérisé non relu

Sala, I

Bufalini accourait, — il était originaire de la ville, — il apaisait la sédition en remplaçant les édiles*; mais il s'apercevait bientôt que la situation politique était beaucoup plus grave qu'on ne le pensait à Rome. Il avisait les consuls, qui ordonnaient à la fois à la 11'' légère de remonter vers le nord- et aux autorités consulaires de rejoindre aussitôt leurs postes ^ : le général Valette recevait le commandant de la deuxième division, et les troupes que Brune rappelait sur l'Adige étaient requises par les commissaires de rester en Romanie^^

Ces précautions n'étaient pas inutiles : les éleveurs du Trasimène fomentaient une révolte générale : ils avaient conduit leurs troupeaux à Rome à la fin du mois dernier; on leur avait payé en cédules 340.000 écus; le 25 mars, était survenu la démonétisation, et voici que l'on refusait de les rembourser''! Le mécontentement universel prépara le succès de leurs intrigues; on complota de s'emparer de Pérouse par surprise; une fois la ville occupée et le château mis en défense, on pourrait causer avec les Français. Effectivement, à Passignano, à San Feliciano, les habitants s'insurgent; ils se concentrent à Magione, au nombre de 6 à 800, et marchent rapidement sur Pérouse pour l'enlever d'un coup demain.

Mais les autorités sont averties et veillent : les 80 hommes de la garnison française se réunissent à un petit groupe de patriotes; sous la conduite de Breissand, elle coilrt au-devant des insurgés, qui n'ont pas de canon; elle les met en fuite et avise le Quirinal du danger qu'elle court. Tandis que les rebelles du marquis de Monte Santa Maria poussent une colonne sur Gubbio, une autre de 2.000 hommes sur Gittà di

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