‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 244 sur 579 · DÉFAITE DES AGIOTEURS · texte numérisé non relu

DÉFAITE DES AGIOTEURS

Ils obtiennent le même succès en menaçant de déchaîner Fémeute. Le 12 juillet, on interdit de se servir des cédilles à la loterie •, et, le 14, on répète que les assignats (;'e.s/«) doivent être reçus dans les caisses publiques aussi bien que les espèces sonnantes'-. Le 13 et le 14, comme le 7 et le 8, tout le monde est sur le qui-vive. Mallio, le directeur du Bandilore délia Veriià, dénonce un complot patriote ; les consuls font renforcer la garde du Quirinal ; ils préviennent tous les chefs d'atelier qu'ils les tiennent pour responsables des désordres que pourront provoquer leurs commis. Le 15, comme Bufalini comprend qu'il ne peut rien obtenir et se retire, les commissaires le remplacent par un archéologue doublé d'un lettré charmant, un ami de Visconti, Ghcrardo de Rossi-^ Trois jours après ils se débarrassent de Matera, leur ennemi mortel depuis sa première destitution, l'ami de Gouvion Saint-Cyr, le général sauveur sur lequel comptent Acquaroni et ses amis; le même jour ils se débarrassent également de l'opposition des tribuns en les envoyant en vacances; le 21, ahn de tenir en échec les Monti toujours suspects, ils fortifient l'Ara-Geli; le 22, toutes les précautions étant prises, ils frappent le dernier coup qui doit assurer leur salut''.

Ce sont les agioteurs qu'ils visent explicitement (considérant 5, art. 5); c'est leur monnaie qu'ils atteignent, nominativement : à partir du 1" vendémiaire Vil, les cédules de 36 écus et au delà ne seront plus d'aucune valeur; jusqu'à cette date, elles seront reçues pour la quatre-vingt-dixième partie de leur valeur nominale-^', en payement de domaines nationaux; encore faudra-t-il aller les changer aussitôt en bons délivrés par la grande questure. Et, comme à chaque mesure dirigée

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