‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 243 sur 579 · Galimberti, 8-9 juillet · texte numérisé non relu

Galimberti, 8-9 juillet

sont réduites au trente-sixième de leur valeur, tout comme celles qui sont supérieures à ce chiffre; et, le 9 juillet, par une notification* qui, fait significatif, n'est pas signé de Bafalini, les commissaires font savoir que les cédules de 35 écus et moins ne sont réduites qu'au douzième. Mais le peuple est inquiet, les agioteurs de la Bourse deviennent les agitateurs de Rome. Le 7 juillet au soir, on s'attend à un mouvement, les théâtres sont fermés, les portes gardées, les Monti occupés et trois canons braqués sur la place de Monte-Cavallo^. La situation est d'autant plus grave que Saint-Cyr proteste aussi contre la loi du 6 et laisse dire qu'en cas de révolution il restei'a simple spectateur '^ Le 8, les craintes sont encore très vives; le 9, cependant, Visconti et les commissaires tiennent ferme dans les conférences qu'ils : ont avec les consuls, les sénateurs et les tribuns ; le ^ 10, le 11, les conférences continuent avec le même insuccès pour la bande des financiers : « Florent répond ( aux députés du consulat que la loi est un coup de sabre, nécessaire pourtant, pour se débarrasser du papier et qu'il y a besoin de tenir fort et que le peuple, dans quinze jours, se tiendra tranquille'*. » Visconti dévoile sans peine le plan de ses adversaires : « Ces « gens-là, dit-il, (sont) aussi persuadés que moi que

< ce papier monnaie ne pourra jamais recouvrer son

< crédit; ils (désirent) qu'une réhabilitation légale et temporaire leur donne le moyen et le loisir de se défaire des sommes immenses qu'ils en ont ramassées à peu de frais, en les rejetant sur les Biens nationaux que leur avidité dévore d'avance avec une perte incalculable pour la République, dont les revenus et les contributions sont déjà réduits presque à rien par la cédulc"^. »

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