‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 258 sur 579 · SUPPRESSION DES CONFRATERNITÉS · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DES CONFRATERNITÉS

le 20, les religieuses de Sainte-Thérèse, au Quirinal, sont chassées de leur cloître ; Saint-Pierre in Montorio est vendu 2.000 piastres, le 23 ; le 24, c'est le tour de Sainte-Sabine, qu'on paye 3.000 écus!

Les incidents qui marquent alors dans la vie romaine, et qui caractérisent, durant ces deux mois, la physionomie qu'elle présente, ce ne sont plus ni les spoliations d'églises ni les fêtes de la liberté célébrées devant l'arbre symbolique : ce sont les ventes des couvents confisqués et les adorations frémissantes de tout un peuple à genoux, prosterné devant ses Madones.

Le spectacle que présente au môme moment l'état romain est beaucoup moins complexe : l'agitation religieuse est moins vive qu'à Rome, parce que les tracasseries jacobines s'y font moins vivement sentir, la minorité patriote étant contenue, les autorités intimidées par la force du sentiment populaire. L'exploitation française se transforme comme elle s'est transformée à Rome : avec cette nuance, toutefois, qu'on exige les prestations diverses que Rome a déjà payées et auxquelles les provinces n'ont pas satisfait encore, à l'heure où l'on travaille à créer une nouvelle organisation fiscale.

Le 28 juin étaient promulguées', à la date du 20 courant, deux lois importantes pour la vie locale. La première établissait que les manses épiscopales ne pourraient en aucun cas dépasser 2.500 écus romains; qu'elles devaient être égales ou inférieures à 2.000 écus dans les pays de moins de 10.000 âmes^; les biens qui surpassaient cette somme étaient confisqués au profit de la nation ; les évêchés qui n'y atteignaient pas devaient

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