‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 259 sur 579 · Coliezione, II · texte numérisé non relu

Coliezione, II

êtrepourvussur les excédents des autres. L'autre loi étai plus importante encore ' , elle ne devaitpourtant pas provoquer beaucoup plusd'émotion.EUe supprimait, par tout le territoire de la République, confraternités et universités, oratoires, congrégations et toutes associations laïques^; leurs revenus étaient affectés aux hôpitaux existants et aux établissements charitables : la loi, comme le déclarait explicitement l'article 6, avait été conçue et devait être appliquée en vue du soulagement des pauvres. Ce fut cet article qui la fit bien accueillir du petit peuple; il semble pourtant qu'il y perdit beau-, coup. Les confraternités'^ étaient des associations de charité et de prières : elles s'occupaient de visiter lesi malades, de secourir les infirmes, de soutenir les pauvres, d'enterrer les morts, de doter les jeunes filles : elles s'occupaient aussi d'alimenter la piété de leurs membres et de convertir les pécheurs par les exercices spirituels qu'elles organisaient dans les églises ou par les missions qu'elles prêchaient dans les campagnes. Toutes ces œuvres étaient frappées de mort : rien ne remua, quoi qu'elles fussent très populaires ; il semble que l'appât de leurs dépouilles ait séduit la foule et maintenu le calmée

La môme tranquillité subsista, lors de l'organisation de la grande machine fiscale dont on a déjà signalé l'action à Rome et qui devait plus fructueusement fonc-

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