DESTITUTION DES AUTORITÉS DÉPARTEMTALES
tioniier sur le champ plus large des provinces. Les procédés employés depuis roccupation française avaient donné d'heureux résultats à Rome ; ils en avaient produit de désastreux partout ailleurs. Les impositions ne rentraient pas, les emprunts forcés n'étaient pas couverts. Veut-on une preuve de la faillite de toutes ces espérances? « Depuis rétablissement de la Constitution, porte le décret consulaire du 3 juin', toutes (nos) ressources se réduisent aux contributions payées par la ville de Rome... ; les ministres, et particulièrement celui des Finances, n'ont reçu des préfets consulaires des départements aucun avis de l'état des déclarations qui devraient être faites par les propriétaires et enregistrées par les municipalités...; le consulat est absolument déterminé à mettre un terme à cet état de désorganisation et d'anarchie : il compromet la sécurité publique, retarde l'établissement de tout espèce d'ordre social, met en péril la fortune de tous les créanciers de l'Etat, rend impossible l'approvisionnement de l'armée française et le payement des dettes contractées avec le gouvernement français par des moyens réguliers; il menace tous les propriétaires et cultivateurs du péril des réquisitions les plus onéreuses et arbitraires... » ; en conséquence, le consulat destitue tous les préfets consulaires, toutes les administrations départementales, toutes les municipalités ; il décide de traduire devant les tribunaux ceux et celles qui n'auraient pas fait leur devoir, et il fait peser sur les administrations la menace d'un pillage général : « Le ministre des Finances reste <( spécialement chargé de demander au général en '< chef de l'armée française la force nécessaire pour (( faire exécuter dans tous les départements la loi du « 10 germile'. »