CoUe:ione, H
2. Art. fi. (Collezione, II, 03). Cf. proclamation du ministre de Tlntérieur leur reprochant leur conduite despotique et illégale (Sala, I, 261).
Ce n'est pas tout : le 14 juin, les commissaire^ écrivent dans le môme sens que la République romaine ne peut absolument pas payer 500.000 piastres par i mois : « L'épuisement où elle se trouve l'empêche « d'exécuter ses engagements ^ » Aussi Guglielmo Terziani, — qui est chargé, on se le rappelle, de l'approvisionnement de Rome etde l'armée, — crie-t-il famine ; on ne paye pas ses fournisseurs, et ses magasins restent vides. Le 9 mai, il demande de l'argent au Quirinal afin de pouvoir expédier cinquante voitures sur l'Adige par Foligno, Ancône ctModène'; le 28, il menace de se retirer, la caisse nationale ayant protesté une lettre de change de 4.000 écus qu'il lui présentait-'; les créanciers qu'il a dans les départements et qu'il ne peut satisfaire murmurent tout haut contre lui : (c Depuis que la Compagnie Terziani s'est chargée des « subsistances des armées françaises, le canton d'Orvieto, (( écrit le préfet consulaire au ministre des Finances, (( le 6 messifero VI, se trouve en retard d'environ « 15.000 écus. » Les réclamations de ce genre deviennent très pressantes; les créanciers demandent que la caisse nationale suspende ses payements à la Compagnie et les retienne à titre de dépôts pour le compte des départements'*.
Il est clair qu'il faut trouver autre chose. Si les administrations romaines peuvent attendre, l'armée française n'en a pas le loisir : c'est le seul soutien du régime jacobin : qu'adviendrait-il du jour où, mécontentée, on ne pourrait plus compter sur elle ! Les biens ' nationaux sauvèrent l'état. Comme la République romaine est riche en terres, écrivaient les commissaires dans la lettre même que nous avons citée plus haut, nous lui avons suggéré l'idée d'en faire un utile emploi. :
1. Les forêts sont livrées au pillage, en dépit de l'édit du 22 mars 1789, qui régularisait les coupes (Bréinond aux Consuls, 26 pratile. Archivio, 30).