‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 267 sur 579 · SITUATION DE LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

SITUATION DE LA CAMPAGNE

sion Desaix^, à Bracciano, le préfet consulaire Forbini travaillait à établir les rôles de la contribution extraordinaire, ou, du moins, l'assurait à son ministre^. Aux mines d'alun de la Tolfa, un traité était signé le 26 pratile, par lequel Périllier les cédait pour 3.000.000 d'écus à Domenico Lavaggi^. Le même Périllier poursuivait la reprise des revenus de l'évêché de Montefiascone contre le cardinal Valetti : « Je vais lui demander « des renseignements là-dessus, écrivait-il à BufFalini'% « le 24 messifero : le fonds ne peut être confisqué, les " revenus sont à la République française. » Grâce à son activité, — il contrôlait aussi la vente des biens nationaux, — il travaillait efficacement à faire triompher les droits de l'armée des droits rivaux des communes ou des étrangers ; c'est ainsi qu'il luttait contre la municipalité de Tivoli : débitrice des Albani, mais créancière des Braschi, elle voulait opérer la compensation et, abandonnant les revenus des terres de ceux-ci, ne pas restituer les revenus des terres de ceux-là^ ; c'est ainsi qu'il luttait encore contre la République cisalpine. Comme elle avait absorbé l'Etat du duc de Modône, la jeune République se prétendait héritière de ses droits privés comme de sa souveraineté publique et réclamait, à ce titre, la propriété de la villa d'Esté*^; mais Périllier faisait la sourde oreille et tendait chaque jour les ressorts de sa machine.

Chacun voyait que le calme était trompeur. A de certains moments, on sentait un frémissement sinistre agiter ce peuple, soit que le désordre monétaire l'exaspérât^ ; au point que l'administrateur du Gimino proposait de rouvrir à son compte la monnaie de Viterbe et rassemblait à cette fin 22.500 livres de cuivre, soit que

« Nota per supplemento délie spese fatte dalla, Rep. rom. per le spediziono •itima de G. V. (Archivio, 45). La note eénérale montait à IS-'.SaO écus.

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