‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 27 sur 579 · LA NATIONALISATION I TOSCANE · texte numérisé non relu

LA NATIONALISATION I TOSCANE

double but qu'il poursuit; c'est à quoi s'oppose Pie VI, qui fait en vain le voyage de Vienne pour le fléchir (1782); c'est à quoi l'exhorte formellement Hontheim', dans le mémoire qu'il lui adresse par l'intermédiaire de Rrufl"!, lorsque l'archevêque de Trêves, Clément Wenceslas, proteste contre la politique impériale en sa qualité d'évêque d'Augsbourg, en môme temps que les deux archevêques de Vienne et de Gran, Migazzi et Bathyani.

Joseph II avait rencontré quelques vives résistances au sein même de Tépiscopat. Son frère Léopold, que poussait le professeur de Padoue, Tamburini, fut moins heureux encore en Toscane : sur dix-huit évoques que comptait le grand-duché, trois seulement se prêtèrent à ses désirs; il est vrai que l'un d'eux, Scipion Ricci, évoque de Pistoia-Prato, était un ennemi acharné de Rome-. Comme le Concile de Pistoie, en 1786, avait accepté les quatre articles de 1682 et promulgué une série de décrets s'en inspirant, le grand-duc fit passer une circulaire aux évêques pour les presser d'accueillir la réforme. La circulaire futaccueillie avec froideur, et finalement repoussée ; une conférence préliminaire convoquée par Léopold, à Florence, en 1787, eut une issue telle qu'il dut renoncer à réunir un Concile national ; ratifiant l'attitude de la majorité d^s évêques. la huWe Ancto?'em fïdei condamna, en 1794, les projets du grand-duc et quatre-vingt-cinq propositions du synode de Pistoie 3.

Le mouvement allemand est plus intéressant encore, non seulement parce qu'il est plus violent, mais aussi parce que ce sont les évêques eux-mêmes, ou plutôt les archevêques, qui prennent l'initiative de la lutte. Pie VI avait érigé une nonciature à Munich, en 1785, à la prière de l'électeur palatin. Grand émoi aussitôt parmi les trois Electeurs ecclésiastiques de Cologne, Trêves et Mayence, l'archiduc Maximilien, propre frère de Léo-

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