‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 287 sur 579 · PRISE DE TERRACINE · texte numérisé non relu

PRISE DE TERRACINE

facilité de la campagne ; les insurgés ont coupé les digues et, en partie, inondé le pays'; une colonne opère dans les marais, sur ses derrières; ses hommes sont rongés par la fièvre, et les distributions de vinaigre se font irrégulièrement, malgré les soins du commissaire Valville; le 19, elle n'est point faite du tout. Et Terracine n'a pu être enlevée d'un coup de main-; et les Anglais soutiennent les assiégés ; Maurice-Mathieu négocie, il etîraye les uns, il séduit les autres, il décourage tout le monde : la place capitule le 14 août''; et, quoique le 25 un détachement du 19" chasseurs, conduit par le lieutenant Baptan, soit encore attaqué dans la forêt de Ceprano, tout se calme'* peu à peu et la confiance reparaît à Sermonetta, à Piperno, àCarpinetto, dans les montagnes et dans la plaine ; le village de Posi est le seul qui ne se soit pas révolté.

Pour le bonheur des Français, la prompte pacification du vieux pays bernique a empêché les insurgés des Marais Pontins de communiquer avec la Sabine frémissante. Comme au mois de mai le Trasimène, le Girceo est pacifié au mois d'août. La révolte étouffée, l'agitation qui couve un peu partout montre que, pour conserver la jeune République, il faut la main vigoureuse d'un homme d'action, l'épée d'un soldat. C'est dans ces circonstances que le Directoire de Paris, plus soucieux des théories qui proclament la suprématie du pouvoir civil qu'attentif aux besoins que crée le situation politique, destitue un général qui résiste à ses commissaires et donne l'ordre explicite à son successeur d'être leur serviteur docile. Le beau moment pour subordonner Macdonald à Bertolio, que ces derniers jours du

Page 1