‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 29 sur 579 · LA NATIONALISATION '. FRANCE · texte numérisé non relu

LA NATIONALISATION '. FRANCE

licane», était, en quelque manière, le type de cette Eglise nationale que Joseph II cherchait à installer dans ses Etats. L'Assemblée générale du clergé de 1765, constatant les graves abus qui troublaient les ordres religieux depuis que, en dépit des canons, de simples séculiers pouvaient devenir abbés commendataires, avait décidé, le 30 septembre, de recourir au Pape pour qu'il nommât une Commission de cardinaux qui restaurât les ordres 1. L'arrêt royal du 23 mai 1766 ~ avait écarté cette intervention du Saint-Siège, réclamée par les évoques de France; il annonçait qu'une Commission se réunirait à Paris pour s'occuper de la question. Dirigée par Loménie de Brienne, composée en grande partie de laïques, cette Commission élabora l'édit du 24 mars 1 768 ; l'édit fixait « l'âge requis à peine de nullité pour la « profession )' ; selon le chitl're des religieux, il maintenait ou fermait les couvents. « C'était en préparer <( la ruine, sous prétexte de les réformer. Semer le « trouble dans certains monastères, en offrant aux '( religieux relâchés l'appât de la sécularisation, établir (( ailleurs la réforme la plus sévère et persuader ensuite, (( par tous les moyens, que la réforme était soit repous- « sée, soit impraticable, telle fut dès lors la tactique « de Brienne. La suppression des ordres de Grammont <( et de Sainte-Brigitte, celle des Antonites, des (( Célestins, des Servîtes, etc., l'ébranlement profond « de l'ordre de la Merci, les divisions de la congré- <( gation (le Saint-Maur, tels en furent les principaux « résultats'^. »

Cette œuvre fut reprise pendant la Révolution par le Comité ecclésiastique, nommé par l'Assemblée constituante le 20 août 1789, et accru de quinze nouveaux membres, le 4 février 1790; les hommes qui la composaient, à la différence des amis de Brienne, étaient des croyants sincères; mais ils n'étaient pas moins

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