‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 300 sur 579 · Mem. Slor., p. 308. Sala, I · texte numérisé non relu

Mem. Slor., p. 308. Sala, I

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que de nourrir ses troupes ; mais c'était aussi une victime de rinquisition, sous le gouvernement passé; du reste, on le disait honnête homme. Brizi était de Pérouse, aussi honnête que son collègue de Piperno, aussi versé que lui, selon la voix publique, dans les questions philosophiques. Les deux autres noms sont déjà connus : Rey continuait ses intrigues habiles et se dégageait de la protection de Torriglioni et des hommes compromis qui l'avaient lancé, tandis que Pierelli recueillait enfin la récompense dernière de son dévouement à la cause démocratique. On disait beaucoup de bien de Gallisti, qui avait publié sur l'agriculture un ouvrage fort estimé. Parmi les ministres, peu de nouveaux venus ; l'avocat Martelli de Fermo, ancien auditeur du cardinal Pignatelli à la légation de Ravenne, était nommé à la Justice, tandis que le romain Zanetti remplaçait Torriglioni au ministère de l'Intérieur; les autres titulaires restaient à leurs postes. Mais Quérard remplaçait Castelli comme administrateur général et, dans les administrations, beaucoup de changements se préparaient. Les places d'employés aux domaines nationaux étaient ardemment disputées * ; les postes les plus humbles étaient également recherchés, témoin la pétition de Roncalli-Andréa, « de sa profes- « sion peintre figuriste h l'huile et dessinateur », qui demandait quelque « emploi, en raison de son patrio- « tisme signalé, des maux qu'il avait soufferts et de « son habileté' ».

La proclamation des nouveaux consuls'^ dressait un acte d'accusation contre leurs prédécesseurs : « Tout « languit, disaient-ils, dans une inertie mortelle; les « lois restent sans exécution, les administrations « publiques sans autorité ; les intérêts publics et pri- « vés sont exposés aux plus grands périls. » Et les

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