Sala, m
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290 LES NOtVEAUX CONSULS
commissaires reconnaissent les mêmes maux, dans proclamation qu'ils lancent à leur tour*; c'est le bien public, disent-ils, qui a exigé le changement des consuls, et le résultat de cette mesure sera la consolidation de la liberté et le relèvement de la République : « C'est « là ce que veut la grande nation, sa volonté sera exé- « cutée. » Et de fait, il semble qu'une ère nouvelle commence, dont la fête du V vendémiaire donne le signal'^. Ce jour-là, consuls et ministres se rendent du Quirinal au Vatican ; en tête du cortège, Macdonald caracole en grand uniforme, entouré de Duport et de Bertolio'^; les Consuls suivent, chacun dans son carrosse particulier, puis viennent les ministres de l'Intérieur, de la Justice et des Finances. Sur la place Saint- Pierre, ils prêtent le serment civique; puis, tandis que le canon tonne, ils retournent au Quirinal; dans la galerie consulaire, on sert un grand banquet de quatrevingts personnes ; ensuite ils se rendent à l'Académie de France et assistent aux courses organisées sur le Corso''. Le soir, alin d'amener à ces fêtes civiques tout le peuple de Rome, on illumiue la place, la façade et la coupole de Saint-Pierre. Torre Argentina et le théâtre d'Apollon ouvrent leurs portes gratis pour la représentation de la Mort de Jules César; la statue colossale de Pompée devant laquelle a été tué lé dictateur a été transportée sur la scène ainsi que la louve de bronze du Gapitole; n'est-ce pas un moyen de rendre plus saisissante et plus efficace cette exhortation à la défense de la liberté j?
Au milieu de ces fêtes, l'œuvre de réorganisation commence, moins politique que financière. Sans doute, on expulse de l'Italie tout Français qui s'y est rendu