OCTOBRE 1798 29Î
« de toute la fortune de ses citoyens, aux réquisitions
« des agents de l'armée ^ »
Pour légitimer leur coup d'Etat, les commissaires tentèrent donc des reformes ; reste à savoir quel en fut le succès?
Le 11 octobre (20 vendémiaire), Macdonald écrivait aux commissaires'^ en leur envoyant deux lettres et certificats de l'ordonnateur en chefBuchot et du gardemagasin ; le pain qu'on donne aux troupes est de qualité détestable : « Voilà le début de l'agence qui, en « entrant en fonctions, a commencé par supprimer « tous les employés français. » Et Pierrelli, le président du consulat, se plaint aux agents généraux, sur les instances des commissaires; mais on lui répond : « Ce n'est pas notre faute •^. » A la fin du même mois, le 26 octobre, Brémond écrit aux consuls'* : « Voici « quelques lettres que j'ai reçues hier ; il y en a d'autres « de même calibre, di simil calibro...; elles roulent '( toutes sur le manque de subsistances et de fonds (( et sur la nécessité d'organiser l'agence. »
Une autre déception a découragé les commissaires ; comme l'armée n'est pas mieux nourrie, les recettes n'ont pas grossi ; la lo du 13 vendémiaire n'a pas mieux rempli les coffres que celle du 10 germile; le pillage continue ainsi que par le passé. Gomme l'agent espagnol Durand revendique les biens des lieux pies supprimés qui dépendent de la couronne d'Espagne, le consulat décide que tous les biens existant sur le terri-
1. Je lis, dans un rapport aux Consuls, en date du 8 vendémiaire : « Diversamente tutto è confiisione, l'esigeiiza délie tasse è nel massirno disordine, poco s'introita, si dispone a capricio dell' incanito ne si sa da chi cercane conte. » Arcliivio, lô.