‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 308 sur 579 · AFFOLEMENT DES COMMISSAIRES · texte numérisé non relu

AFFOLEMENT DES COMMISSAIRES

toire romain sont propriété de la République ; qu'elle respecte, du reste, les églises des couronnes étrangères, celles de Saint-Jacques et du Montserrat comme les autres, mais qu'elle garde les couvents ainsi qu'elle II en a le droit^. Le 3 octobre, elle supprime le collège Capranica, dont la vente est indiquée pour le 20'~. Elle supprime de même l'église et la maison de San Vito des clercs réguliers de Marie, l'église et la maison de Monte Santo del Popolo des pères Carmélites; et, tandis que l'on parle d'autres suppressions encore, des commissaires se présentent dans les églises pour enlever les calices qui restent. A San Lorenzo in Lucina, ils veulent emporter l'ostensoir qui, dans la matinée môme, servira à l'exposition des Quarante ■ heures"^. Si, malgré les consuls, on ne confisque pas le couvent et la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem'', on adjuge à la République toutes les dépendances du couvent de Saint-Eusèbe^. Si, le 9 octobre, le ministre de l'Intérieur proteste de l'intérêt qu'il porte aux séminaires, promet de conserver le séminaire romain et rappelle qu'il a étudié le droit canon ^, le consulat décide, le 28 octobre, de procéder à une «■ rafle » suprême dans les églises^, au point que dans beaucoup d'entre elles on est obligé de réduire le nombre habituel des messes ou de renoncer à l'exposition du Saint- Sacrement. Le tombeau de saint Philippe de Néri est ouvert, et le cercueil d'argent où il reposait, emporté. Au Gesîi, on enlève mille petits ornements d'argent, quelques-uns ne produisant pas 2 bajoques 1/2, entre autres ceux qui ornent le cartouche Ad memoriam Dei gloriam, placé sur l'autel Saint-Ignace. Saint Ignace et sainte Marie Vallicellane sont dépouillés. Les cœurs

1. Mémoire... Lettre de Pierelli à Brémond, 9 vendémiaire. Archivio, 38.

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