‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 310 sur 579 · Sala, II · texte numérisé non relu

Sala, II

ANARCITTE

Reboiil^, a trouvé tous les services - désorganisés et tous les magasins vicies. Responsable devant le général en chef et n'attendant rien de l'impuissance du Consulat, RebouP se fait servir lui-même sans recourir au gouvernement officiel, et il permet qu'on l'imite : « Dans « l'état des dépenses que m'ont présenté les agents « généraux, écrit Brémond aux consuls, le 18 no- « vembre, j'ai trouvé dans plusieurs endroits : par « ordi'e supérieur. Quelques militaires fran(;ais adressent « directement leurs demandes aux agents généraux « sans passer par le canal de leur ordonnateur. »

L'état troublé de Rome témoigne aussi de l'insuccès des réformes. Le gouvernement avait pris toutes les mesures qu'il pouvait et devait prendre pour assurer le crédit des nouveaux assignats, dont le décret du 3 complémentaire avait réglé la forme, et qu'on avait lancés dans la circulation. Le 26 septembre (5 vendémiaire), il avait décidé que ces assignats seraient reçus en payement des droits de douane au même titre que le numéraire'». Le 26 octobre"", une circulaire du ministre des Finances, de Rossi, portait « qu'ils avaient été garantis « par la loi de toutes les manières, afin qu'ils obtinssent (( dans la circulation le même crédit qu'on accorderait (( à une monnaie effective et qu'ils fussent reçus tels « dans toutes les caisses de la République''. »

Malgré ces précautions, la méfiance du peuple, entretenue par la malhonnêteté des agioteurs, avait déprécié

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