‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 309 sur 579 · Sala II · texte numérisé non relu

Sala II

?! Galiînbèrti, '29'octobre. Sala, II, 221-222.

OCTOBRE nos 297

d'argent et autres objets votifs sont généralement enlevés, comme aussi les couronnes, les caveaux, les joyaux et les perles qui couronnent les stations et les images des madones et des saints^. D'autres faits ne révèlent pas avec moins d'évidence la pénurie des caisses publiques et Taffolement des commissaires. Le 27 septembre, les ordres mendiants, jusque-là exemptés, sont soumis à la loi du 17 pratile'^. Voici qui est plus curieux. Le 5 octobre, la municipalité du IIP arrondissement de Rome prétend contraindre tous ceux qui servaient des pensions aux ecclésiastiques à déclarer dans les quinze jours à leurs municipalités respectives les pensions qu'ils payaient et à verser aux échéances les mêmes sommes à la Caisse nationale ^. Le 24, le banquier Acquaroni, dont les commissaires savent les gros bénéfices, est taxé d'un emprunt forcé de 6.000 piastres. Comme il refuse de l'acquitter, il est conduit au château Saint-Ange et n'en sort qu'après avoir souscrit deux lettres de change de 2.500 écus chacune. On lui a fait grâce du reste '% mais on menace Piombino de l'envoyer au château Saint-Ange s'il ne se hâte de payer ce qu'on en attend. Ces réquisitions en argent n'empêchent pas les réquisitions en nature. Le 7 octobre, on exige 20.000 paires de souliers, 500 lits, 1.500 paillasses, 1.500 matelas, 3.000 couvertures et 3.000 paires de draps ^. Le 8, les évêchés, chapitres et couvents sont taxés de 20.000 chemises et de 10.000 capotes. « En dernière analyse, ce sont les « Français qui absorbent tout. » Le nouvel agent des contributions et finances, qui a remplacé Perillier,

1. Galiniberti, 5 novembre. Sala, III, 222. La basilique vaticane est seule respectée. Notez cette curieuse réflexion de Sala (qui écrit quelques lignes plus haut : « Non si possono inferir tali cose senza piangere »). « Ora si che sopra venendo qualche estremo bisogno di carestia, di peste, ecc..., non avrenio i)iii dove voltarci perche nulla affatto ci rimane di cose preziose. »

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