‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 323 sur 579 · LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

LA CAMPAGNE

rétablir la concorde entre elles. Les premiers jours de fruttifero sont troublés par la rivalité des deux agents Manzi et Orsini^; et par les concussions bien prouvées du questeur départemental Leali et par les actes arbitraires de l'administration centrale: elle arrête les fonds que l'on achemine sur Rome ; elle en dispose à son gré, et lorsque, pour la punir, le consulat la suspend, elle a l'audace de contraindre, à main armée, le questeur municipal à lui payer 200 écus.

Ce n'est pas tout. On découvre que le chef de bataillon Jean-Claude Dève, commandant de la place, accusé de concussion par l'administration centrale, est innocent des reproches qu'on a lancés contre lui, s'il est exact, en revanche, qu'Arnaud, Viard, Blanco et Bonnefoi aient volé 25,338 francs en se faisant payer de fausses feuilles de prêt. La situation s'apaise dans le courant du mois d'octobre, mais voici qu'au début de novembre mille difficultés reparaissent. L'agence des subsistances ne parvient pas à s'organiser; ses représentants sont en butte aux vexations des autorités municipales, au point que l'un d'entre eux, Natali, offre, avec insistance, sa démission-. Le général Cambrai, loin de pacifier les esprits, achève de détraquer la machine administrative par les mesures qu'il prend 3. On ne peut même pas réparer le Turbulent bien que les Anglais bloquent le port'*.

A lire les lettres vagues et rapides qu'expédient de Rome les autorités centrales, on s'aperçoit, du reste, qu'elles ne s'acquittent de leurs devoirs que pour la forme et à la hâte. « Faites en sorte, cher admJnistra- « teur, écrit, le 12 novembre, à la Centrale du Tibre, le (( ministre de l'Intérieur Zanotti, que la navigation du « Tibre soit libre et aisée. Rétléchissez que le com- « missaire Joseph Mari est obligé d'entretenir les routes

\. Par une rivalité semblable entre l'édile et l'adjoint de Marta.

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