‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 366 sur 579 · CHAMPIONNET · texte numérisé non relu

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<( là République romaine, fille et alliée de la gram « nation, pour repousser les injustes agressions que « pourraient tenter sur le territoire de cette Répu- « blique naissante les ennemis de la liberté... Nous « pouvons dire avec assurance : Rome, tes fers sont bri- « ses pour toujours; les républicains français te serventiB « de rempart; du fond de la Pologne asservie, des <( milliers de républicains viennent t'ofFrir le secours de. « leurs bras... : dissipe tes craintes. » Puis, s'adres-i sant à ses troupes, dont il connaît le dénuement et dont l'héroïsme est son seul espoir : « Braves cama- « rades, leur dit-il, vous éprouvez de grands besoins,' « je le sais; mais, encore quelques jours de patience! « Je m'occupe sans relâche à les faire cesser; je serai « puissamment secondé par les commissaires du gou- « vernement français et par les consuls romains : le; « règne des fripons est fini, et les vainqueurs de « l'Europe ne seront pas exposés plus longtemps à un « dénuement humiliant et affreux *. »

Et ce ne sont point là de vaines paroles. Le 22 no vembre*^, annonçant aux consuls qu'il crée un corps de cavalerie de 200 Polonais et leur demandant d'accroître en conséquence la réquisition de chevaux, il leur dit ensuite : « Vous connaissez, citoyens con- « suis, les pressants besoins de l'armée ; vous save^'B « que la solde est arriérée, que la troupe est nue et « qu'il n'y a point d'habits dans les magasins ; il faut « réunir nos efforts pour mettre un terme à notre « détresse; il faut mettre l'armée française en état de « porter des coups terribles au tyran qui veut donner « des fers au Romains. Activez, citoyens consuls, le « zèle de vos ministres ; que la fabrication de l'habille- « ment s'accélère ; faites réunir dans la caisse de « Rome l'argent qui se trouve dans les caisses des

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